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López Obrador réitère sa décision de lutter contre le vol de carburants

Mexico, 27 décembre (Prensa Latina) Le président du Mexique, Andrés Manuel LópezObrador, a lancé  une forte offensive contre le vol de carburants qui représente 10 pour cent du pétrole produit dans le pays.


Cette quantité est considérable et équivaut à des centaines de millions de dollars, a déclaré le président lors de sa conférence de presse habituelle du matin au Palais National, qui, ce jeudi, a été consacrée presqu’entièrement, à la subtilisation de carburants, une pratique connue ici sous le nom de “huachicalero”.

LópezObrador a annoncé, qu’entre autres mesures nécessitant une réforme de la Constitution, il aura recours aux forces armées, principalement à l’Armée de Terre et à la Marine, afin de surveiller et protéger les installations pétrolières et punir les responsables de ce type de délit à tous les niveaux.

Il a expliqué que le temps était révolu où il y avait des zones de stockage de combustible réservées ou administrées par les travailleurs et dans lesquelles l’État ne pouvait pas intervenir. Cette situation a maintenant pris fin et, dorénavant,  il n’existe plus aucun endroit où les autorités ne puissent intervenir.

Dans la pratique, a-t-il indiqué, il y a davantage de vols parce qu’il y a encore beaucoup d’installations qui ne sont pas sous surveillance et il a lancé un appel à la population et aux autorités municipales et des États pour qu’elles soutiennent son plan d’action.

La majorité des gens ignore que, jusqu’à maintenant, on volait l’équivalent de plus de 600 camions citernes d’essence par jour (c’est-à-dire 200 millions de pesos ou 10 millions de dollars). Dans les milieux du Gouvernement, on parlait même d’un vol de plusieurs milliers de barils de pétrole quotidiens.

Cet état de choses était connu de tout le monde depuis des années. Pemex (entreprise des Pétroles Mexicains) était au courant de la situation depuis soixante ans et déduisait le volume de pétrole volé de la production déclarée; le président a donné l’exemple des grands travaux de construction qui servaient à écouler de manière illicite le carburant dérobé, les entreprises de construction achetant ce carburant à bas prix et l’utilisant pour leurs travaux, ou même le revendant en vente libre.

LópezObrador a fait savoir qu’il avait eu indirectement des contacts avec des dirigeants syndicaux du secteur énergétique et pétrolier et qu’il leur avait fait comprendre que le gouvernement n’allait plus tolérer que qui que soit, responsables de haut niveau ou simple travailleur de Pemex, ne subtilise du pétrole, quelle qu’en soit la quantité, ouvrant ainsi la voie à grande évasion fiscale dont était victime l’État mexicain.

La fausse facturation, la fraude électorale, la corruption à col blanc sont des délits, a-t-il insisté. Nous allons balayer tout ça, comme on balaie des escaliers, du haut vers le bas.

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