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Rafael Correa qualifie la "mauvaise presse" d´opium des peuples

La Havane, 23 janvier (Prensa Latina) Dans un message destiné au forum international sur le journalisme, organisé par Prensa Latina dans cette capitale, l´homme politique équatorien Rafael Correa a qualifié les médias subordonnés aux élites d´opium de nos peuples.


"Le grand capital l´a compris, et il s´est emparé d´elle (la presse) au niveau mondiale. Dans le cas latino-américain, elle a toujours était aux mains des élites, et elles continuent à nous dominer par elle", a précisé l´ancien président (2007-2017).

Selon Correa, les processus de changement en Amérique Latine doivent considérer la presse bourgeoise comme la principale force à affronter.

"Tout progressiste qui n´a pas compris cela, n´a pas compris grand-chose", a-t-il souligné dans son message destiné à l´événement dédié à l´Opération Vérité, une initiative de Fidel Castro quelques jours après le triomphe de la Révolution cubaine pour démasquer les mensonges diffusés à l´encontre du processus naissant.

Dans le texte lu par le président de Prensa latina, Luis Enrique Gonzalez, lors de la clôture du forum, il a estimé que le "pouvoir médiatique a converti l´état de droit en des états d´opinion, par lesquels ils gouvernent, légifèrent et jugent; étant à la fois les procureurs, les juges et les bourreaux".

Selon l´ex-mandataire, à partir de l´influence de ce qu´il a appelé la mauvaise presse, les personnes vivent dans des démocraties médiatisées, "au sein desquelles ne commande plus le peuple, mais les médias; ce qui signifie que nous avons perdu".

Correa a dénoncé le fait que le pouvoir médiatique est un pouvoir sans contrepouvoir, réfugié derrière une liberté de la presse male comprise, qui est en réalité une manipulation permanente, de la désinformation, et le principal instrument pour maintenir la culture hégémonique et le statut quo.

"La brutale restauration conservatrice que vit la région ne serait possible sans l´indécent soutient et la manipulation des médias de communication; comme ils l´ont fait au Brésil, en Argentine, au Venezuela, en Équateur et en Bolivie", a-t-il assuré dans son message au forum qui a réuni des experts latino-américains et d´autres continents.

Puis l´ancien président équatorien a appelé à doter les pays d´Amérique Latine de médias populaires capables de se convertir, malgré le combat inégal, en alternatives réelles aux grandes corporations de l´information.

"Nous avons besoin de plus d´Opération Vérité. 60 ans plus tard, la stratégie à l´encontre des gouvernements de gauche se maintient. Non plus avec des botes et des fusils, mais avec des titres et des jugements", a-t-il conclu.

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