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La décision du Gouvernement de l´Équateur au sujet de l´affaire Chevron est dénoncée

Quito, 28 février (Prensa Latina) Des représentants de communautés d´Amazonie de l´Équateur ont rejeté la décision du Gouvernement national de remédier par soi-même aux dégâts environnementaux provoqués par l´entreprise pétrolière Chevron.


La détermination, annoncée par le ministre de l´Énergie et des Ressources Naturelles non Renouvelables, Carlos Perez, a provoqué une inquiétude au sein du Front de Défense de l´Amazonie et de l´Union des personnes Affectées par les opérations pétrolières de la compagnie Texaco, acquise par Chevron en 2001.

"Que l´État remédie à la partie qui lui correspond, c´est légal; mais que l´État, avec l´argent de chacun d´entre nous, répare les dommages causés par Chevron et qui correspondent à Chevron, c´est une mauvaise utilisation des fonds publics. Nous exigeons la transparence", a écrit sur son compte du réseau social Twitter Pablo Fajardo, avocat de l´Union des personnes Affectées.

Selon lui, le pas fait par l´Exécutif pourrait révéler un lien et un possible accord entre la compagnie pétrolière et le Gouvernement équatorien, et ce dans le dos des victimes des années d´exploitation démesurée de la part de l´entreprise dans le dénommé Poumon Vert de la Planète.

Le litige, connu comme l´affaire Chevron, qui date de plus de 20 ans, a commencé à partir d´une plainte de communautés de l´Amazonie équatorienne pour les dommages environnementaux et humains dus aux rejets de déchets toxiques de la compagnie pétrolière lors de la période 1964-1990.

En 2011, la justice équatorienne a condamné la compagnie pétrolière a payer neuf milliards 500 millions de dollars pour les préjudices causés dans les provinces de Sucumbios et Orellana.

Cependant, en 2018, un tribunal de la Cour de La Haye a rendu un jugement en faveur de Chevron et condamné l´État équatorien à une indemnisation pour de prétendues irrégularités de procédure.

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