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Malgré l'agressivité croissante des États-Unis, Cuba maintiendra son cap

La Havane 18 mars (Prensa Latina) Malgré l'escalade de l'agressivité des États-Unis à son égard, le président Miguel Díaz-Canel a confirmé que Cuba restera fidèle à son choix révolutionnaire pour continuer à développer le pays.


Sur son compte Twitter, le président  a mentionné les diverses mesures adoptées par Washington qui augmentent les risques de confrontation avec Cuba comme, par exemple, les restrictions concernant les visas accordés aux cubains qui désirent se rendre aux États-Unis. Ces mesures entreront en vigueur dès aujourd´hui.

"Tous les moyens sont bons pour poursuivre l'escalade: la loi Helms-Burton, la doctrine Monroe, cette nouvelle décision du Gouvernement nord-américain visant à rendre les démarches plus difficiles pour les citoyens cubains désirant voyager, et jusqu'au langage de plus en plus menaçant employé à l'encontre de la Révolution cubaine. Mais Cuba continuera à faire preuve de fermeté et de détermination. Si nécessaire, le pays est prêt à faire face à 60 années et plus d'embargo", a écrit le président sur son compte @DiazCanelIB.

Vendredi dernier, l'ambassade des États-Unis à Cuba a annoncé qu'à partir de ce lundi le visa B2 accordé pour des visites à des parents, des consultations médicales, des voyages touristiques ou pour faire des achats, était réduit à trois mois avec une seule entrée, au lieu de cinq ans avec des entrées multiples, comme précédemment.

Selon Washington, cette mesure est une simple mesure de réciprocité; ainsi, les périodes de validité du visa et son coût seront similaires pour les citoyens nord-américains désirant se rendre à Cuba et vice-versa.

En réponse, le ministère des Affaires Étrangères cubain a publié un communiqué où il estime que le prétexte employé par l'administration Trump pour justifier cette décision ne correspond pas à la réalité; il n'est qu'un nouvel obstacle pour empêcher les citoyens cubains d'exercer leur droit de visite à leurs parents résidant aux États-Unis.

Cette nouvelle mesure, continue le communiqué, s'ajoute à d'autres, comme la fermeture des services consulaires nord-américains à La Havane, et donc l'interruption de l'octroi de visas aux citoyens cubains dans leur propre pays (ce qui oblige ces derniers à se rendre dans des pays tiers sans être certains qu'un visa pour les États-Unis leur sera finalement accordé).

À quoi il faut ajouter qu'en agissant de la sorte, Washington ne respecte pas les quotas stipulés dans les Accords Migratoires signés entre les deux pays.

En dépit de cette situation, Cuba a réitéré son désir de continuer à travailler avec les États-Unis pour garantir lefluxcroissant de voyageurs -dans les deux sens-, de manière sûre et ordonnée.

Selon les observateurs, depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les mesures prises par le nouveau gouvernement contre l'île ont contribué à une grave détérioration des relations entre La Havane et Washington.

Les fonctionnaires des États-Unis ne cachent même plus leur stratégie. Ils déclarent haut et fort que leur but est d'utiliser la subversion contre l'ordre constitutionnel de l'île afin de renverser la Révolution cubaine et de la remplacer par une administration favorable à Washington.

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