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La Croix Rouge incorpore la table de négociation au Nicaragua

Managua, 25 mars (Prensa latina) Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a incorporé vendredi la table de négociation au Nicaragua, en réponse à l´invitation conjointe des délégations du gouvernement sandiniste et de l´Alliance Civique d´opposition.


L´institution devient ainsi témoin-accompagnant du processus conjointement au Nonce Apostolique, Waldemar Stanislaw Sommertag, et du représentant de l´Organisation des États Américains, Luis Angel Rosadillas.

Le CICR a été formellement invité le 20 mars dernier lorsque les parties ont émis un communiqué conjoint sollicitant sa participation au processus et la supervision de la remise en liberté des personnes détenues pour leur lien avec la tentative de coup d´État en avril 2018.

Selon le document, les accusés seront libérés dans un délai inférieur à 90 jours, et la Croix Rouge accompagnera et veillera au respect des normes accordées lors du processus.

En résultat des avancées de la négociation, le gouvernement a déjà remis en liberté plus de 150 personnes, acte considéré de "geste de bonne volonté" par des analystes, montrant l´intérêt de l´État pour trouver des solutions pacifiques et consensuelles aux problèmes du pays.

La feuille de route accordée par les parties pour la négociation prévoit que chaque décision soit adoptée après un accord mutuel, cependant, l´Alliance Civique a plus d´une fois manqué à son engagement.

Malgré les réitérés appels à l´entente et la paix de la part du gouvernement, l´Union Nationale Bleu et Blanc, qui appartient à l´Alliance Civique, a déjà convoqué des manifestations interdites par les autorités, et ce en accord avec les lois du pays.

La plus récente est celle du samedi 16 mars dernier, lors de laquelle 160 personnes ont été arrêtées pour leur attitude violente face aux forces de l´ordre; elles ont cependant toutes été libérées le jour même sous supervision du Nonce Apostolique, de la Commission Vérité, Paix et Justice ainsi que du Défenseur des Droits de l´Homme.

Les résultats d´une enquête récente signalent que 87 pour cent des nicaraguayens estiment que la solution à la crise du pays passe par la table de négociation, opinion qui n´est pas partagée par un secteur de l´opposition.

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