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Les États-Unis diffusent le calendrier planifiant la construction du mur frontalier avec le Mexique

Washington (PL) Le Département de Sécurité Nationale des États-Unis a annoncé cette fin de semaine un calendrier pour attribuer des contrats aux entreprises qui seront en charge de la construction du polémique mur de la frontière avec le Mexique.


L'Office des Douanes et de la Protection Frontalière (CBP, pour ses abréviations en anglais) a fait connaître que à partir du prochain 6 mars commencera le processus d'appel d'offres aux entreprises intéressées par le chantier, l'une des promesses de campagne du président Donald Trump et faisant part de l'une de ses mesures controversées.

 Selon ce dont a fait part l'organisme, pour cette date sera émise une candidature en format électronique pour la conception et la construction de plusieurs prototypes de structure de mur à proximité des limites entre les deux nations.

Une première phase obligera à présenter un document conceptuel du prototype avant le 10 mars ; 10 jours plus tard le nombre de candidats sera réduit, et une seconde phase exigera que les finalistes renouvellent leurs offres pour le 24 mars, avec le prix du projet.

 La CBP prévoit que pour mi-avril commence l’attribution des contrats aux entreprises choisies

pour entreprendre le projet, dont l'aval pour la construction a été donné par l'ordre présidentiel signée le 25 janvier dernier par Trump, seulement cinq jours après avoir pris ses fonctions.

 L'annonce du calendrier d'attribution a eu lieu lors la même journée durant laquelle le président républicain a promis de commencer dans de brefs délais la construction de ce grand ouvrage, bien plus tôt que ce qui était prévu, et a défendu sa politique de déportations massives de sans-papiers. 

Vendredi, s'adressant aux personnes assistant à la Conférence d'Action Politique Conservatrice dans l'état du Maryland, Trump a soutenu qu'il utilisera les fonds nécessaires du Gouvernement pour sauver d'incalculables vies de citoyens des actions des gangs, des trafiquants de drogues et des étrangers criminels, « les virant de notre pays » selon ses propres mots. 

« Nous expulsons les mauvais, des gens qui ne doivent pas être aux États-Unis, que ce soit pour drogues, les assassinats ou autres délits, se sont les premiers à s'en aller », « et en fait la seule chose que j'ai faite c'est de respecter ma promesse » a-t-il insisté sur un ton similaire à celui employé durant sa phase de candidat à la Maison Blanche.

 Les actions exécutives de Trump en matière migratoire ont provoqué de fortes protestations dans des dizaines de villes nord-américaines durant les dernières semaines, ainsi que des déclarations de rejet d'institutions défendant les droits des immigrés.

 
rm/arc/mar