Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Venezuela rejette les déclarations du président du Pérou et dénonce le gouverneur de Miranda

Caracas, 13 juin (PL) La chancelière vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a qualifié de « honteuses » les déclarations prononcées par le président du Pérou, Pedro Pablo Kuczynski, qui demande une intervention étrangère pour « résoudre » la crise politique au Venezuela.

Dans un message diffusé sur le réseau social Twitter, la responsable de la diplomatie vénézuélienne a affirmé qu'il est « honteux qu'un mandataire latino-américain ait recours à ses maîtres coloniaux pour intervenir dans une nation souveraine ».

La veille, dans un discours lors d'un forum d'entrepreneurs à Madrid, où il est en visite officielle, Kuczynski s'est montré favorable à ce que la communauté internationale agisse pour éviter que la crise politique et sociale du Venezuela ne « se transforme en bain de sang ».

Le mandataire péruvien a reconnu que sa proposition pouvait être interprétée comme une « ingérence dans les affaires intérieures d'une nation souveraine », mais a justifié sa proposition prétendant que cela était « pour préserver la démocratie ».

Dans le même moment, le vice-ministre des sports, Alexander Vargas, a dénoncé le fait que le gouverneur de l'État de Miranda, Henrique Capriles, utilise des ressources distribués pour le développement de ce secteur à des fins politiques.

Vargas a souligné le fait que l'État de « Miranda a toujours eu une participation importante dans le sport, mais depuis que Cariles en a assumé la gouvernance, le sport a disparu et a abandonné ce territoire ».

L'État de Miranda est l'un des territoires qui enregistre l'un des plus importants nombre de faits violents financés par la droite. Jusqu'à maintenant ces derniers ont fait plus de 75 morts et mille blessés.

À plusieurs occasions, des députés d'autres partis politiques comme Hector Rodriguez, du Grand Pôle Patriotique, ont dénoncé la complicité de Cariles lors d'actions similaires.

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