Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Venezuela rejette les déclarations d'ingérence du président français

Caracas, 31 août (PL) Le gouvernement du Venezuela a fermement rejeté les récentes déclarations du président français, Emmanuel Macron, à l'encontre de la souveraineté et la démocratie de la nation sud-américaine.


Dans un communiqué, la chancellerie vénézuélienne a qualifié les déclarations de Macron, lors d'une récente réunion avec des ambassadeurs à Paris, de « lamentables » et les a considérées comme une « évidente ingérence dans les affaires internes du Venezuela ».

Au nom de l'exécutif bolivarien, le Ministre des Relations Extérieures du Venezuela a exhorté la France a renouer, en tant que position sensée, avec le soutien au processus de dialogue national, et au respect du droit à l'autodétermination des peuples.

Il a affirmé que des déclarations telles que celles déversées par Macron portent atteinte aux institutions vénézuéliennes et ne contribuent pas au maintient de la qualité qui a historiquement caractérisé les liens entre les deux pays.

Il a également exigé au gouvernement français « le respect de la démocratie » du pays sud-américain, laquelle « a été bâtie sur de principes républicains universels et vit grâce à la souveraineté populaire ».

« Ces déclarations dévoilent également une profonde ignorance en ce qui concerne la réalité vénézuélienne, dont le peuple vit en paix depuis l'élection populaire de la souveraine Assemblée Nationale Constituante (ANC) », a-t-il ajouté dans le communiqué.

Il a ensuite affirmé que « dans la patrie de Simon Bolivar et du commandant Hugo Chavez, un nouveau processus électoral s'organise pour élire les gouverneurs régionaux comme le stipule la Constitution ; et avec la participation de tous les secteurs politiques du pays ! ».

En France, le leader de gauche Jean-Luc Mélenchon a rejeté les déclarations émises par Macron à ce sujet. Il a considéré qu'elle « font partie d'une campagne internationale contre le gouvernement bolivarien ».

Dans un article, le fondateur du mouvement La France Insoumise a fustigé le mandataire gaulois en précisant que ces déclarations font partie de cette « campagne contre Caracas qui a deux objectifs essentiels ».

« Dans un premier lieu, elle cherche à légitimer la scandaleuse série de sanctions économiques (étasuniennes) qui sont complétement illégales, et prises en dehors du cadre de l'ONU. Et ensuite, elle a pour but de préparer le terrain psychologique à une intervention militaire des États-Unis », a-t-il prévenu.

Il a également précisé que « cette campagne médiatique dure depuis 10 ans en Amérique Latine. Les éléments de langage sont les mêmes, et les grands médias de communication les répètent sans cesse, et sur toutes les latitudes où il existe une ambassade des États-Unis. Le Venezuela n'est pas le seul à être attaqué, car tous les gouvernements anti-impérialistes le sont », a-t-il signalé.

peo/lma/lrd/jcm/lmg