Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Hezbollah dénonce le fait que le premier ministre libanais est retenu en Arabie Saoudite

Beyrouth, 10 novembre (Prensa Latina) Le secrétaire général du Hezbollah, Hasan Nasrallah, a aujourd´hui dénoncé le fait que le premier ministre libanais, Saad Hariri, est retenu contre son gré en Arabie Saoudite, et qu´on l´empêche de revenir dans son pays.


Dans un discours télévisé, il également condamné l´ingérence saoudite dans les affaires interne du Liban.

Le pays des cèdres vit depuis samedi une crise politique suite à la démission soudaine d´Hariri qui préoccupe tous le Moyen-Orient.

Nasrallah a résumé les réussites atteintes depuis l´élection du président de la République, dont l´adoption de la loi électorale et l´obtention d´une sécurité et d´une stabilité sans parallèle dans la région.

« Le scénario positif que vit le pays est dû à la coopération et aux concessions faites par toutes les forces politiques du pays,  et ce dans un moment particulier après le délogement des terroristes dans la partie orientale», a-t-il précisé.

« Au milieu de cette situation délicate, et des bonnes intentions de toutes les forces politiques, l´Arabie Saoudite a convoqué en urgence le chef du gouvernement et l´a obligé à présenter sa démission », a-t-il ajouté.

Il a qualifié cette conduite de l´Arabie Saoudite d´intervention sans précédent, et estimé que « ce pays tente de monter les libanais les uns contre les autres, et d´inciter les pays arabes et du Golfe à adopter des mesures contre le Liban ».

« Il est évident que le royaume saoudite a déclaré la guerre au Liban et au Hezbollah », a-t-il jugé.

Il a enfin fait l´éloge de « la gestion intelligente, tranquille et responsable par laquelle le président Michel Aoun, et celui du Parlement, Nabih Berri, ont géré la crise », puis a souligné que tous les libanais devaient la considérer comme une référence.

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