Agence de Presse de l'Amérique Latine

Ignaciot Ramonet : un ami de Cuba qui revient toujours

Camaguey, Cuba, 24 novembre (Prensa Latina) Un panorama des événements sociopolitiques mondiaux a favorisé le débat mercredi dernier entre Ignacio Ramonet et les personnes présentes lors de la présentation de son livre « L´Empire de la surveillance » à Camaguey.

L´institut pédagogique Jose Marti, de l´Université de Camagüey, a accueilli la rencontre lors de laquelle l´auteur de « Cent heures avec Fidel » a alerté du danger du changement climatique en le considérant comme la principale menace à laquelle fait face l´humanité, « comme l´avait averti le propre Commandant de la Révolution cubaine lors du Forum de Sao Paulo ».

« Cela suffit de mentionner l´exemple de l´île de Pâques qui a été habitée il y a quelques siècles et dont en moins de 150 ans les habitants ont détruit l´un des écosystèmes les plus riches ; aujourd´hui c´est la grande planète Terre qui suit ce même destin », a-t-il été expliqué par celui qui est également consultant des Nations Unies pour les affaires humanitaires.

Au sujet de sa plus récente publication, l´écrivain a évoqué le fait que « suite à l´obsession des grands pouvoirs politiques pour nous contrôler, ils se sont concentré sur le développement de la technologie de communication, en tant que quatrième révolution de l´humanité et sans précédant ».

Celui qui est également le fondateur de l´ONG Media Watch Global a souligné qu´Internet « est le territoire de nouvelles guerres, il est donc nécessaire de créer une armée du cyberespace, et Cuba n´y échappe pas, c´est pourquoi Fidel a eu l´idée du projet de l´Université des Sciences Informatiques ».

L´ancien directeur du Monde Diplomatique a expliqué que « le succès financier et économique d´une entreprise comme Google nous démontre comment le phénomène a une implication politique, car après avoir laissé des empruntes et des signes d´intérêts sur Internet, la vente de ces informations aux entités gouvernementales se traduit en recettes millionnaires ».

En plus d´apporter des outils pour combattre la propre surveillance des États « démocratiques » de tous ces citoyens, la publication offre des entretiens avec d´importants analystes du monde politique comme Noam Chomsky et Julian Assange.

Des étudiants, des professionnels, et des académiciens de la première université fondée par la Révolution cubaine ont échangé des points de vue et des critères avec le prestigieux politologue qui a confirmé que « l´humanité affronte actuellement  une crise bien plus grave», en référence au défi du changement climatique.

Ignacio Ramonet s´est ensuite défini comme « un ami de Cuba qui revient toujours ». Lors d´un entretien ce vendredi avec Prensa Latina, il s´est souvenus de des jours passés à dialoguer avec le Commandant Fidel Castro « dans le but de montrer, par l´œuvre Cent Heures avec Fidel, un être humain de dimension mondiale et le journaliste qu´a été le leader de la Révolution cubaine ».

« Nous avons travaillé avec une maison d´édition espagnole, et une cubaine. Au début nous l´avons appelé Biographie à deux voix, et dans l´introduction j´ai écrit 100 heures avec Fidel pour expliquer de quoi il s´agissait. Mais ensuite le Commandant a préféré 100 heures avec Fidel, et cela a été effectivement un meilleur titre car il comprenait une promesse bien plus intéressante : celle de passer 100 heures avec Fidel ! », a-t-il expliqué.

Ramonet a ensuite assuré que « c´est toujours un plaisir d´être ici dans cette île, car même si cela ne le paraît pas, c´est un petit pays qui s´est transformé en une grande puissance diplomatique ».

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