Agence de Presse de l'Amérique Latine

Google censure la chaîne iranienne internationale HispanTV

Téhéran, 1er décembre (Prensa Latina) La chaîne de télévision alternative internationale HispanTV a qualifié la fermeture de tous ses comptes sur YouTube et Google Plus de censure, et a démenti les arguments invoqués par les deux prestataires d´internet.


Ce média a déjà été la cible d´actions restrictives similaires, apparemment en raison du caractère alternatif de ses services, éloignés des matrices d´opinion brandies par les médias transnationaux de l´information des puissances occidentales.

Un communiqué de la chaîne précise que les comptes censurés sont HispanTV, HispanTV Programas, HispanTV Documentales et HispanTV Peliculas, puis réfute le fait que l´un de ces comptes aient utilisé des spam, des contenus publicitaires ou commerciales non désirés ou encore des sollicitudes non désirées.

Google signale pour sa part dans une note au sujet de ces fermetures que « l´envoi de spam, et y compris les envois de contenus publicitaires ou commerciales non désirés et de sollicitudes non désirées ne sont pas autorisés ».

HispanTV souligne qu´elle comptait 329 mille 550 abonnés, qu´elle avait 48 mille 991 vidéos sur YouTube et précise que ce n´est pas la première fois qu´elle est victime de la censure.

Elle rappelle dans ce sens qu´il y a trois mois, la page web qui permet de partager des vidéos YouTube a bloqué la transmission en direct de HispanTV, alors que le fournisseur espagnol de satellite Hispasat a suspendu ses services a HispanTV et à la chaîne iranienne en anglais PressTV, puis que YouTube a en plusieurs occasions désactivé le compte de PressTV.

Malgré la censure, Hispan TV « reste fidèle à son objectif de faire entendre la voix des peuples ignorée par les médias occidentaux et de révéler ce qu´il se passe réellement dans le monde, puisque si cela va à l´encontre des intérêts de l´Occident et ses alliés, ces mêmes médias l´ignore, le tergiverse ou le dissimule ».

En guise de conclusion, le communiqué accuse Google et Twitter de lancer « une guerre pour censurer des voix différentes », et base son affirmation sur les pressions auxquelles sont soumis depuis plusieurs mois les médias russes, dont l´interdiction de Rusia Today et Sputnik sur Twitter depuis le 26 octobre dernier.

Cette décision a été argumentée sur la base d´une prétendue ingérence de la Russie dans les élections présidentielles aux États-Unis qui n´a jamais été prouvée.

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