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Non-respect des accords de paix en Colombie

Bogotá, 12 février (Prensa Latina) La Commission Internationale de Vérification des Droits de l´Homme en Colombie a aujourd´hui révélé que seuls 18,5 pour cent des accords de paix signés à La Havane, Cuba, ont été respectés en Colombie.


Selon le document, cité par le quotidien El Espectador, le Gouvernement a uniquement traité 12 des 34 mesures qui devaient être mises en place lors de la première année de paix.

Rédigé par des représentants de partis politiques et d´organisations sociales d´Allemagne, de Belgique, d´Italie et d´Espagne, le texte fait également référence au faible nombre de lois, nécessaires pour la paix, adoptées par le Congrès.

Il y est montré qu´en ce qu´il concerne l´accord de la réforme rurale intégrale seuls 5 pour cent des accords ont été respectés. Quant à la participation politique, le taux de mise en œuvre de ce qui était stipulé n´atteint que les 19 pour cent.

En ce qui concerne les entraves à la paix en Colombie, l´eurodéputé d´Izquierda Unida (La Gauche Unie) Javier Couso, qui a participé à l´élaboration du texte, a appelé au démantèlement des groupes paramilitaires et a demandé à ce que l´Union Européenne se prononce à ce sujet.

« Il pourra difficilement y avoir la paix si il n´y a pas une ferme volonté d´en finir avec ces structures qui menacent le processus », a-t-il fait remarqué.

Selon la cette commission internationale, il existe également une érosion du rôle de la communauté internationale par rapport à l´intérêt montré lors des négociations et de la signature des accords à Cuba.

Par ailleurs, le ministre de l´Intérieur de ce pays sud-américain, Guillermo Rivera, a aujourd´hui déclaré que le gouvernement renforcera les programmes de protection des candidats de toutes les tendances lors des élections parlementaires et présidentielle de cette année.

Les déclarations du titulaire ont lieu suite à la suspension temporaire de la campagne politique du parti Force Alternative Révolutionnaire du Commun (FARC),  cela après avoir dénoncé des agressions physiques et verbales envers leur candidat présidentiel, Rodrigo Londoño.

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