Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba rejette catégoriquement les déclarations d´ingérence de l´OEA

La Havane, 13 février (Prensa Latina) Le vice-ministre des Relations Extérieures de Cuba, Rogelio Sierra, a aujourd´hui catégoriquement rejeté les récentes déclarations du secrétaire général de l´Organisation des États Américains (OEA), Luis Almargo, qu´il a qualifié d´ingérence.


Depuis le siège de la chancellerie cubaine dans cette capitale, le vice-ministre a exprimé à la presse locale que « le fonctionnaire de l´OEA a fait, depuis Miami, des affirmations sur le processus électoral cubain que nous choisissons librement ».

Puis il a souligné que « dans le même temps, le représentant de cet organisme hémisphérique tente de dénaturaliser le processus électoral que nous vivons pour tenter de le délégitimer, soutenant ainsi les campagnes de la contre-révolution cubaine et de ses alliés ».

Le diplomate a mis l´accent sur le fait que « sans aucune pudeur, le secrétaire général de l´OEA s´est fait accompagner d´une série de personnes qui défendent, soutiennent et encouragent des actions agressives contre Cuba comme l´embargo et le terrorisme ».

Il a indiqué que ces individus « font partie d´un secteur de la communauté cubano-américaine établie aux États-Unis qui rêve encore de renverser la révolution » dans cette nation des Caraïbes.

« Curieusement, le secrétaire général de l´OEA est resté silencieusement complice au sujet des récentes déclarations formulées par le secrétaire d´État nord-américain, Rex Tillerson, lors desquelles ce dernier a appuyé un coup d´État militaire au Venezuela et dans lesquelles il a également défendu le fait que la doctrine Monroe soit toujours en vigueur », a-t-il signalé.

Il a rappelé que cette doctrine fait partie du schéma interventionniste et de domination des États-Unis, ainsi que de l´impérialisme en Amérique Latine et dans les Caraïbes.

« Comme si cela n´était pas assez, il n´a également pas réagi aux déclarations d´un sénateur de Floride qui a exprimé soutenir un coup d´État militaire contre le président vénézuélien Nicolas Maduro », s´est-il exprimé.

« Le secrétaire de l´OEA, n´aucune crédibilité, ni morale ni éthique pour juger ce que nous, le gouvernement et le peuple cubain, faisons ; il commet une grave erreur en ignorant la décision du peuple cubain d´être souverain et indépendant », a-t-il insisté.

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