Agence de Presse de l'Amérique Latine

La préoccupation augmente quant aux risques de sécurité encourus par Lula

Brasilia, 10 Avril (PrensaLatina) La préoccupation pour la sécurité de l’ex-Président de la République du Brésil, Luiz Inàcio da Silva, qui vient de terminer ses premières 72 heures de prison au siège de la police Fédérale (PF) à Curitiba, a franchi un nouveau palier . Les milieux politiques brésiliens sont de plus en plus inquiets.


Pour commencer, il y a eu un enregistrement audio contenant des menaces de mort à l’encontre de l’ancien Président et, ensuite, Manuela D’Ávila (postulante à la présidence du Parti Communiste du Brésil, PCdoB) a été victime d’une agression à Curitiba même, a annoncé le député fédéral du Parti des Travailleurs, Paulo Teixeira.

« La situation actuelle est préoccupante. C’est la sécurité de l’ex-président Lula qui est en jeu », a affirmé ce député dans un messages diffusé dans les réseaux sociaux.

Peu de temps auparavant, le chef du groupe parlementaire « pétiste" à la Chambre des Députés, Paulo Pimenta, avait répété que ces préoccupations étaient fondées  et que l’affaire devait être prise au sérieux.

Pimenta a exprimé son inquiétude après l’agression verbale dont a été victime Manuela d’Ávila après qu’elle ait participé à un acte de soutien politique en faveur de l’ex-dignitaire, dans la capitale de l’état du Paraná où, depuis samedi, se tient une Veillée Démocratique pour la liberté de Lula.

L’attaque contre Manuela s’est déroulée sous la protection de la police et elle a été préméditée, ce qui rend l’incident encore plus grave, a souligné le député. Il a été catégorique sur le fait que:

« du début à la fin de l’incident, l’agresseur a été couvert par la police; il est entré et il est sorti escorté ».

D’après le quotidien digital Brasil 247, l’identité de l’agresseur de la candidate à la présidence du parti communiste est connue. Il s’agit de GildevanioIlso dos Santos Diniz, conseiller parlementaire du député fédéral Eduardo Bolsonaro, du Part Social Libéral (PSL) à Sao Paulo.

Ce parlementaire est le fils d’un autre candidat à la présidence, mais pour l’extrême droite cette fois-ci, JairBolsonaro (PSL) qui est aussi membre du groupe parlementaire dit «le parti de la balle » et qui s’est félicité sur les réseaux sociaux de l’emprisonnement de Lula.

D’autres parlementaires présents à Curitiba ont, hier, également exprimé leur préoccupation pour la sécurité du fondateur du PT., parmi eux, le dirigeant de ce groupe au Sénat Fédéral, Lindbergh Farias (PT) ainsi que la même Manuela d’Ávila.

Elle a rappelé que pendant que Lula était amené à l’aéroport de Congonhas, à Sao Paulo, pour se rendre à Curitiba, on a découvert des enregistrements audio dont l’un d’entre eux demandait au pilote d’emporter Lula pour qu’on ne le revoie plus jamais; alors qu’un autre demandait que Lula soit jeté de l’avion.

La  Force Aérienne Brésilienne(FAB) a confirmé l’existence de ces appels qui furent enregistrés sur la fréquence le la Tour de contrôle de Congonhas, à Sao Paolo, et de la Tour de Bacacheri, à Curitiba mais nie la participation des contrôleurs aériens à ces actes.

Malheureusement, dit le communiqué de la FAB, dans les enregistrements en question les fréquences ont été utilisées de manière inappropriée par des personnes qui ont profité de leur anonymat pour contrevenir aux règles.

Pour sa part, le vice-président du PT, Luiz Dulci, soutient que « ce commentaire la part d’un pilote reflète un climat d’intolérance, de mépris envers la liberté et le  pluralisme politique qui sont le propre de la démocratie, climat qui est répandu par les milieux d’extrême droite et certains média, tous deux à l’origine de la période déplorable que traverse le Brésil ».

peo/tgj/mpm