Agence de Presse de l'Amérique Latine

L’arrestation de Santrich est une nouvelle gifle à la paix, affirme l’ELN

Bogotá, 11 Avril (Prensa Latina) L’arrestation de Jesus Santrich, l’un des dirigeants historiques de l’ex-guérilla de la FARC, et l´un des négociateurs du processus de paix à La Havane, est une nouvelle gifle aux accords de paix, a aujourd’hui déclaré l’Armée de Libération Nationale colombienne (ELN).


L’ELN s’est solidarisée avec les ex-combattants du parti Force Alternative Révolutionnaire du Commun (FARC) « en ce moment difficile pour leur projet de paix ».

La guérilla colombienne, qui est engagée dans des pourparlers avec le gouvernement afin de parvenir à un accord de paix, a jugé très sévèrement l’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures du pays.

« L’arrestation d’hier obéissait à un mandat d’arrêt judiciaire lancé depuis les États-Unis. Cette mesure est un affront à notre souveraineté nationale », a indiqué l’ELN dans une déclaration publiée sur son site web.

L’extradition éventuelle de ce dirigeant de la FARC à laquelle a fait allusion le président du pays, Juan Manuel Santos, équivaut, selon l’ELN, à une condamnation anticipée.

Ce montage a été ourdi depuis les États-Unis pour écarter l’un des dirigeants de la FARC les plus sévères envers les manquements aux accords de paix, a fait remarquer un porte-parole  de l’ELN, avant d’ajouter que Santrich leur demandait d’exercer une vigilance constante sur le processus en cours… afin de ne pas commenter, une nouvelle fois, les mêmes erreurs.

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