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Les brésiliens se mobilisent aujourd’hui pour obtenir la libération de Lula

Brasilia, 11 Avril (Prensa Latina) Une mobilisation dans tout le pays pour défendre la liberté de Lula et la démocratie en danger a été convoquée pour aujourd’hui par les organisations Brésil Populaire et Peuple sans Peur.


Plus que jamais, la libération de Lula, qui est considéré comme un prisonnier politique, est directement liée à la défense de la démocratie menacée par la multiplication des moyens juridiques d’exception et par la violence politique, ont déclaré les organisations appelant à cette mobilisation nationale.

Dans son dixième numéro, le bulletin du comité Populaire pour la Défense de Lula et de la Démocratie a indiqué que la Centrale Unique des Travailleurs (CUT) serait à la tête de cette journée de mobilisation.

Le rôle principal du mouvement syndical doit être de mobiliser sa base pour protéger Lula, a déclaré le président national de la CUT, Vagner Freitas, depuis Curutiba où l’ex-président de la République se trouve en détention depuis samedi dernier.

Nos syndicats doivent inclure dans leur agenda d’aujourd’hui tant leurs revendications traditionnelles pour l’emploi, les salaires et le travail que la défense sans restrictions de Lula, car c’est seulement avec Lula que nous mettrons un terme à la régression sociale et la détérioration des conditions de travail qui affectent tous les travailleurs, a-t-il insisté.

En plus de cette mobilisation nationale de grande ampleur, le Front International des Brésiliens contre le Coup d´État prévoit d’organiser des manifestations sur le même thème dans au moins huit agglomérations européenne qui s’ajouteront à celles déjà effectuées à New-York, Paris, Buenos-Aires, Berlin, Santiago du Chili, Washington, Bogotá, Oslo, Londres, Mexico et Barcelone.

Le Front des Juristes pour la Démocratie se mobilisera également ce mercredi. Il aimerait réunir à Brasilia des juristes, des avocats et des défenseurs des droits de l’homme pour solliciter des audiences auprès des ministres du Tribunal Suprême Fédéral afin de leur demander de revoir les critères ayant amené à une peine d’incarcération inconstitutionnelle en seconde instance.

Cette journée de mobilisation a été convoquée pour aujourd’hui car on prévoyait que le SFT allait commencer à discuter sur deux actions en contestation de constitutionnalité (ADCÂ’s) qui remettent en cause l’emprisonnement des détenus suite à leur condamnation en seconde instance, et non après avoir épuisé toutes les possibilités de recours comme le prévoir la Carta Magna.

Cette analyse, cependant, n’a été proposée qu’après que le Parti Écologique National (PEN), auteur de l’une de ces deux actions en contestation de constitutionnalité (ADCÂ's ) ait démis hier son avocat avant de demander au ministre de la Cours Suprême, Marco Aurelio Mello, de reporter de cinq jours le début de ces discussions, ce que le ministre a accepté hier soir.

Selon les déclarations du président du PEN, Adilson Barroso, à l’Agence Brasil, les membres du SFT chercheront "autant qu’ils le peuvent" à vider ces actions en constitutionnalité de leur contenu afin de ne pas laisser croire qu’ils sont en train de venir à la rescousse de Lula « car nous appartenons à la droite conservatrice et cela n’aurait aucun sens » d'agir de la sorte.

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