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Des médecins syriens démentent l’attaque chimique sur la ville de Douma

Damas, 13 avril (Prensa Latina)  Les témoignages de médecins urgentistes d’un hôpital de la ville de Douma, dans la Ghouta Orientale, ont aujourd’hui démenti que des personnes de cette localité aient souffert de symptômes d’empoisonnement dû à des substances chimiques.


De telles déclarations s’accordent avec les informations diffusées par la presse et les média de la ville. Elles s’inscrivent en faux contre les accusations du gouvernement des États-Unis et d’autres pays occidentaux qui imputent à l’armée syrienne l’utilisation de produits toxiques à Douma.

L’un des médecins interrogés par le Ministère de la Défense russe, Jalil Ashiz, a expliqué qu’un incendie s’est déclaré au premier étage d’un des bâtiments de la ville après un bombardement.

La fumée, dit-il, est la cause des symptômes de suffocation soufferte par les personnes résidant aux étages supérieurs, raison pour laquelle ils ont été transportés dans une installation hospitalière.

Il a ajouté que, pendant que les patients étaient traités, des inconnus ont crié que les personnes affectées étaient victimes d’une attaque chimique et qu’ils se sont mis à filmer la scène avec des caméras vidéo.

Il a également précisé que les parents des personnes affectées par la fumée lorsque leur immeuble  brûlait, ont pris peur et ont commencé à se jeter de l’eau les-uns sur les autres pour tenter de soulager les effets de la supposée attaque chimique.

Ashizh et un autre médecin qui a été témoin de ces faits assurent qu’ils n’ont vu aucun patient présentant des symptômes d’empoisonnement causés par des substances chimiques.

Tous ces témoignages concordent avec les informations données par le porte-parole du Ministère de la Défense russe, d’autant plus que les témoins se sont reconnus dans la vidéo truquée qui a circulé sur les réseaux sociaux.

Ce démontage des imputations de Washington contre la Syrie sur l’usage éventuel d’armes chimiques à Douma, a lieu au moment où les  Étas-Unis et d’autres pays occidentaux menacent, sans preuves, de déchaîner une attaque militaire contre la Syrie.

D’autre part, une équipe de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques arrivera à Damas pour effectuer de enquêtes à Douma et dans les environs de Damas au sujet de cet emploi présumé de produits toxiques.

Le gouvernement syrien, quant à lui, a formellement nié, et de manière répétée, avoir utilisé une quelconque substance chimique à Douma.

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