Agence de Presse de l'Amérique Latine

La Russie demande la restitution de propriétés mises sous séquestre par les États-Unis

Moscou, 26 avril (Prensa Latina) La Russie a aujourd´hui demandé aux États-Unis la restitution de propriétés appartenant à sa mission diplomatique, mises sous séquestre par les autorités nord-américaines, dont celle du Consulat Général de Seattle.


Cette installation a été occupée la veille par des agents de sécurité nord-américains, peu après que les fonctionnaires russes aient abandonné les lieux, comme l´a exigé Washington, même s´ils ont laissé un drapeau hissé pour signaler que ce bâtiment est une propriété russe.

« Ils ne nous laissent même pas entrer dans le consulat pour vérifier que le système d´égouts fonctionne », a dénoncé la porte-parole de la Chancellerie russe, Maria Zajarova.

Elle a ensuite dénoncé le comportement de Washington qui a organisé hier une prétendue inspection de l´immeuble, lequel a dû être fermé suite aux exigences de la Maison Blanche, mesure qui a accompagné l´expulsion de 60 diplomates russes.

En commentant les déclarations du Département d´État selon lesquelles la dite inspection a été effectuée pour vérifier que les russes avaient bien libéré l´installation, Zajarova a précisé que « nous n´avons pas libéré le Consulat, il a été occupé par les étasuniens ».

« Un cas unique : vous pouvez voir comment se réalise une appropriation illégale par l´État nord-américain », a commenté la porte-parole en allusion à l´entrée de fonctionnaires dans le bâtiment russe, et ce après avoir « cassé et violé » les cadenas placés à son entrée.

La Russie a cessé le travail du Consulat le 2 avril dernier, comme l´a exigé Washington, après avoir annoncé l´expulsion de diplomates, sous l´argument selon lequel Moscou a été impliqué dans le prétendu empoisonnement du double agent Serguei Skripal et de sa fille Julia.

« L´appropriation de cette installation constitue une violation de la Convention de Vienne au sujet du travail des missions diplomatiques, en particulier le principe de l´immunité, laquelle n´a jamais été suspendue par Moscou dans cette affaire », a indiqué la Chancellerie russe.

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