Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Conseil de Sécurité reste paralysé face au massacre de Gaza

Nations Unies, 16 mai (Prensa Latina) Le représentant permanent de la Palestine à l'ONU, Riad Mansur, à aujourd'hui mis en question l'attitude du Conseil de Sécurité de l'ONU qui demeure paralysé alors que se poursuit le massacre perpétré par Israël contre la population de Gaza.


Il est grand temps de prendre des mesures pour que les palestiniens puissent vivre en paix et en sureté. Ce peuple souffre et espère depuis très longtemps et il garde toujours intact son espoir. La communauté internationale a le devoir de ne pas les trahir, a-t-il déclaré.

Nous voulons pouvoir élever nos enfants en paix, mais on nous accuse de vouloir le contraire alors qu'Israël déploie sa puissance de mort contre des manifestants pacifiques à Gaza et provoque la mort de nombreux mineurs, a-t-il dénoncé.

La puissance occupante doit faire preuve de responsabilité et préserver la vie des civils, a-t-il réclamé devant le Conseil de Sécurité. Comment peut-on expliquer que le monde reste paralysé alors que la Palestine, depuis des semaines, est l'objet des plus violentes agressions et qu'il y a eu 60 personnes tuées et plus de deux mille blessés, a-t-il demandé.

Mais en plein milieu de cette crise, on applique deux poids et deux mesures et certains défendent ce qu'en d'autres cas ils critiquent, s'est-il lamenté.

Israël se doit de respecter notre droit naturel à la vie, et notre droit de protester et de nous exprimer librement comme tant d'autres personnes de par le monde, a-t-il rappelé. Tel Aviv demande le droit de défendre sa sécurité: pourquoi en serait-il différent pour la Palestine?", a questionné Mansur.

D'après lui, l'occupation israélienne est la source principale de la violence dans la région. Toute tentative de nier cette situation ne correspond pas à la réalité.

Certains s'opposent maintenant à une enquête impartiale et indépendante sur les événements violents de ces dernières semaines à Gaza alors que nous avons demandé cette enquête maintes fois, et nous ne sommes pas les seuls, au Conseil de Sécurité, a-t-il déclaré.

14 membres de cette institution appuient notre demande; un seul paysest contre et bloque toute action en ce sens, a souligné l'ambassadeur.

Nous avons envoyé des centaines de lettres à l'ONU pour les mettre au courant de la situation difficile et de la violence dont souffrent les gens de Gaza, nous avons lancé des appels pour que soient appliquées les résolutions du droit international et les règles du droit humanitaire, mais nous n'avons toujours pas de réponse, a-t-il ajouté.

"On ne peut pas fermer les yeux devant cette situation catastrophique dans les territoires occupés, ni devant les pratiques racistes d'Israël, ni devant la provocation des Etats-Unis quand ils transfèrent leur ambassade à Jérusalem de manière illégale".

Comment est-il possible que le Conseil de Sécurité n'ait jamais pris au sérieux nos mises en garde, s'est demandé Mansur en insistant sur le besoin urgent de prendre des décisions immédiates pour mettre un frein au massacre et à la souffrance du peuple palestinien?

En d'autres occasions, la communauté internationale a créé des mécanismes pour servir de médiateur à des conflits, mais dans le cas de la Palestine, il n'y a rien. Pourquoi la vie des citoyens palestiniens est-elle considérée comme une exception par la communauté internationale? ,a-t-il demandé à nouveau.

La majorité des membres de cet organisme -le seul des Nations Unies à avoir un caractère exécutoire- rejette le massacre perpétré par Israël dans la bande de Gaza et ont déjà exigé la fin de ces agressions militaires.

Pour sa part, Israël persiste à dire que ses actions ont un caractère défensif. Mais ils tirent à balles réelles contre les manifestants, tout en dénonçant que certains d'entre eux utilisent des cocktails Molotov et d'autres engins explosifs de ce type.

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