Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les vénézuéliens affirment que l'OEA est le plus grand laquai de l'empire nord-américain

Par Luis Beaton

Caracas, 7 juin (Prensa Latina) Après avoir échoué une nouvelle fois à promouvoir l'agression contre la République Bolivarienne du Venezuela, l'Organisation des Etats Américains a prouvé, une fois de plus, qu'elle était «le plus grand laquai de l'empire nord-américain».


C'est ainsi qu'Adan Chavez, président de la Commission des Affaires Etrangères de l'Assemblée Nationale Constituante (ANC), a synthétisé la condamnation portée par divers secteurs locaux contre les plans des Etats-Unis pour renverser le gouvernement bolivarien.

Ce sont ces mêmes préparatifs que dénonce le président de la Bolivie, Evo Morales, quand il averti que Washington «ne cherche qu'à imposer une intervention militaire et que l'application de la Charte Démocratique de l'Organisation des Etats Américains (OEA) est utilisée comme un prétexte pour parvenir à cette fin».

Malgré toutes les menaces et les pressions, cette politique de Washington pour imposer des sanctions illégales et expulser le Venezuela de l'Organisation des Etats Américains s'est soldée par un échec. «Ils ne peuvent pas nous faire sortir d'un endroit où nous considérons ne pas être», a déclaré Chavez.

Cet échec étatsunien a eu un grand retentissement au Venezuela, où on le considère comme «une grande défaite», ainsi que l'affirme le professeur vénézuélien David Rojas qui a suivi les débats et a commenté les résultats de la 48ème Assemblée de l'OEA pour la télévision vénézuélienne.

Le grand déploiement médiatique contre la patrie de Simon Bolivar a accouché de ce fiasco malgré les affirmations de diplomates prédisant que «Nous avons les 18 voix nécessaires pour initier le processus» d'expulsion du Venezuela.

Selon certaines sources, la convocation d'une session spéciale de l'Assemblée destinée à considérer la situation du Venezuela et entamer le processus d'expulsion était à portée de la main.

Cette démarche était même incluse dans une résolution à laquelle étaient parvenus les 14 pays du Groupe de Lima et qui, lors du vote à l'OEA, ne parvint pas à obtenir les deux tiers nécessaires (24 votes), ce qui , de toute façon, était inutile puisque le Venezuela, il y a déjà plus d'un an, a commencé les négociations nécessaires pour quitter, de son propre chef, une organisation que son gouvernement considère «infâme et toute dévouée» aux intérêts de la Maison Blanche.

Ni les pressions exercées par son vice-président, Mike Pence, ni le vote des pays qui s'alignent sur la politique initiée par un ancien président latino-américain qui se décrivait lui-même comme 'le petit chien d'appartement » qui remue sa queue à la Maison Blanche, n'ont rien pu contre le Venezuela, comme l'a déclaré hier soir le vice-président du Parti Socialiste Uni du Venezuela, Diosdado Cabello.

Une fois de plus, ils ont échoué, mais nous nous moquons de ce qui se passe à l'OEA. Ce n'est qu'un échec de plus, a-t-il ajouté. «L'OEA n'est qu'une organisation arrogante qui fait partie intégrante de l'impérialisme nord-américain. Les Etats-Unis l'ont utilisée pour semer la peur en Amérique», a-t-il conclu en analysant cette nouvelle tentative qui ne pouvait se terminer que par un échec.

En avril 2017, le gouvernement de Caracas a demandé à quitter l'OEA. Bien que sa sortie de deviendra effective qu'en 2019, l'administration du président Donald Trump s'obstine à vouloir l’exclure d'un endroit où elle n'est pas, comme l'estiment les dirigeants du chavisme.

«Le Venezuela se retire de cette organisation parce, justement, cette organisation n'aide aucunement les peuples de notre Amérique et même, comme cela a été prouvé à maintes reprises, elle crée des conditions favorables à l'interventionnisme, à l'ingérence et à la violation du Droit International public», explique le chancelier Jorge Arreaza.

Rien qu'en 2018, le Venezuela a été attaqué en neuf occasions, si l'on compte la session spéciale du 7 mai à laquelle a participé Pence.

Face à cette situation, le ministre de l'Information et de la Communication, Jorge Rodriguez, a annoncé la veille que le président Maduro se prononcera de manière claire et précise sur cette dernière tentative des Etats-Unis pour expulser son pays de l'OEA.

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