Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le peuple du Nicaragua ne se rendra jamais, affirme le président Ortega

Managua, 9 juillet (Prensa Latina) Le président Daniel Ortega s'est adressé à des milliers de familles massées dans l'Avenue de Bolivar à Chavez. Ce peuple ne se rendra jamais, a-t-il affirmé en dénonçant la tentative de coup d'État de certains secteurs de l'opposition.


Certains croient qu'ils pourront à nouveau enchaîner le peuple. L'immense majorité, de  notre peuple est honnête et travailleur. Parce qu'il est humble, certains le croient ignorant et lâche. Ils se trompent. Notre peuple est un peuple digne qui ne rend pas, qui ne se vend pas, a déclaré Ortega.

" Nous ne reculerons pas d'un pas!", a répondu la foule avec ferveur au président quand il faisait référence au combat pour la paix que le peuple du Nicaragua livre, une fois encore, depuis des semaines.

Les semeurs de zizanie, ceux qui emploient des pratiques terroristes pour assassiner leurs frères nicaraguayens, sont ceux qui suivent depuis toujours l'esprit de Caïn, et combien de Caïn n'y a-t-il pas en train de financer le terrorisme et de bloquer les routes pour asphyxier nos familles, pour les pousser au désespoir, pour qu'elles se rendent, a-t-il déclamé.

Ortega a fait remarquer que le Nicaragua progressait économiquement, en paix et en sécurité, l'exemple même d'un pays qui avec peu de moyens mais grâce à son propre effort et à la coopération internationale était en pleine croissance.

Il a rappelé que le "peuple-président" avait obtenu la construction de routes promises depuis des siècles par d'autres et qui maintenant étaient au service des travailleurs et des paysans.

"Combien de routes n'avons-nous pas construites dans ce pays? Et tout ce qu'on fait ces semeurs de haine, c'est de les détruire. Ils ont soufflé sur les braises de la discorde et poussé au mal des personnes que leur ignorance avait fait sombrer dans la délinquance".

Le président s'est dit affligé par les assassinats et les enlèvements de citoyens qui ont lieu sur les barrages de routes, ces lieux qu'ils appellent de protestation civique et pacifique et qui se sont transformés en centres de torture et de terrorisme.

Ortega a également traité d'assassins ceux qui financent, encouragent et justifient ces crimes et il a demandé qu'ils soient arrêtés.

Ce sont eux, affirme-t-il, qui ont provoqué et provoquent les actes de violence, les morts du mois d'avril et qui, poursuivant leur plan pour faire tomber le gouvernement, ont continué à encourager la vague de crimes, d'assassinats et d'actes terroristes.

"Quelle que soit leur origine sociale et économique, ici, c'est la Constitution de la République votée par le peuple qui dicte les règles. On ne peut pas venir les changer du matin au soir simplement parce que l'idée en est venue à un groupe de personnes qui veut faire un coup d'État. S’ils veulent arriver au gouvernement, ils n'ont qu'à obtenir le vote du peuple. Nous verrons si le peuple le leur donne après qu'ils aient causé tant de destruction".

Le temps pour les élections viendra,  quand et comme le prévoit la loi. Chaque chose en son temps, a-t-il ajouté.

Il a également rappelé que, le 19 de ce mois, on célébrerait le trente-neuvième anniversaire du Triomphe de la Révolution Populaire Sandiniste. Lors des cérémonies de commémoration, on célébrera aussi notre engagement à lutter pour la paix et pour que disparaissent ces lieux où commettent leurs crimes ceux qui veulent réduire le peuple a l'esclavage, a-t-ildeclaré.

Ortega a exhorté les nicaraguayens à aimer leur prochain comme ils s'aiment eux-mêmes. C'est là l'un des commandements chrétiens qu'à son avis, tout le monde doit mettre en pratique, "même ceux qui lancent des malédictions et des sentences de mort au nom de certaines institutions religieuses".

"Nous nous sommes toujours efforcés de mettre en pratique ces préceptes de solidarité qui sont à la fois chrétiens et socialistes et nous continuerons à le faire pour apporter le bien-être à toute la population, même en ces temps difficiles", a-t-il promis.

Des milliers de nicaraguayens ont manifesté ce samedi dans la capitale pour récupérer la paix, pour défendre leurs conquêtes sociales, pour soutenir le gouvernement d'Ortega et pour monter leur désaccord avec la crise socio-politique qui fait rage dans le pays depuis trois mois.

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