Agence de Presse de l'Amérique Latine

L’ONU élabore de nouvelles stratégies pour aborder la violence sexuelle

Nations Unies, 31 juillet (Prensa Latina) La représentante spéciale de l’ONU sur la violence sexuelle pendant les conflits, Pramila Patten,  et DaliaLeinarte, présidente du Comité pour l’Elimination de la Discrimination contre la Femme, ont présenté de nouvelles stratégies pour aborder le thème de la violence sexuelle.


Afin d’augmenter les actions de protection des femmes en situation de conflit, elles ont signé un accord entre ces deux instances de l'ONU.

Il s’agit d’une feuille de route pour "guider nos efforts conjoints lorsque nous abordons les facteurs structuraux de la violence et promouvoir ainsi la protection et la promotion des droits des femmes et des jeunes filles en situation de risque", a expliqué Patten.

“Demander aux coupables de rendre compte peut avoir un effet de prévention et de dissuasion qui réduirait ces crimes et combattrait la culture d’impunité qui la sous-tend”, a-t-elle ajoué.

En mars dernier, l’ONU a publié un rapport avec une liste des 19 pays en conflit dans lequel on a vérifié les informations sur les abus sexuels et les viols de femmes et de fillettes en 2017.

Il y a 10 ans, le Conseil de Sécurité de l’ONU avait adopté une résolution qui condamnait la violence sexuelle pendant les conflits comme étant non seulement  une menace contre la sécurité mais également un facteur négatif pour la restauration de la paix.

Le but de cette résolution était de reconnaitre que la violence de genre pendant les guerres n’était pas un fait isolé ou aléatoire, mais qu’il faisait partie intégrantes des opérations, de l’idéologie et de la stratégie économique des acteurs de la guerre.

D’autant plus, soulignait ce rapport, que les actes de violence sexuelle était parfois perpétrés en public ou même en présence de membres de la famille ou d’êtres chers afin de fracturer la cohésion familiale.

La Colombie, la République Centrafricaine, l’Afghanistan, la République Démocratique du Congo, l’Irak, la Libye, le Mali, le Myanmar, la Somalie, le Sud-Soudan, la Syrie et le Yémen font partie de la liste de pays où l’ONU a eu l’occasion de vérifier les cas de violence sexuelle et de genre en situation de conflit.

La signature de ce nouvel accord entre deux instances de l’ONU a pour objectif l'élaboration d’un programme qui facilite l’application des résolutions du Conseil de Sécurité sur la femme, la paix, la sécurité et la violence sexuelle en temps de guerre.

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