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Cinq policiers camerounais tués par des séparatistes

Yaoundé, 7 août (Prensa Latina) Selon des sources liées aux milieux de la sécurité, cinq  policiers camerounais sont morts dans des attaques menées  par de présumés séparatistes anglophones alors que la violence dans cette partie du pays est en nette augmentation.


Ces cinq policiers ont trouvé la mort à Esu, une ville située au nord-est du pays, au cours d'une embuscade tendue par les insurgés contre la patrouille, a précisé un porte-parole militaire cité par le Journal du Cameroun.

Samedi dernier, un autre agent des forces de l'ordre avait été assassiné chez lui par un groupe d'hommes armés de la localité de Mutengene, dans la région du sud-ouest cette fois-ci.

Le nord-est et le sud-ouest du Cameroun sont habités majoritairement par des anglophones, mais ces derniers ne constituent que 25 pour cent de la population totale du Cameroun où le français est la langue véhiculaire principale.

L'origine de ce conflit remonte à la Première Guerre Mondiale (1914-1918), lorsque la France et la Grande-Bretagne se sont partagées le Cameroun qui était auparavant une colonie allemande. Le contrôle de ces deux pays s'est achevé avec l'indépendance du Cameroun en 1960 et avec l'unification postérieure des parties francophones et anglophones. En octobre dernier, les anglophones ont déclaré que ces deux zones formeraient un état indépendant: la république séparatiste d'Ambazonie, mais ce pays n'est pour le moment reconnu ni par le Cameroun, ni par le reste de la communauté internationale.

Cette décision a provoqué une recrudescence de la violence à la suite de l'offensive militaire contre les séparatistes.

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