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La date de l´audience de révision de l´amnistie de Fujimori est fixée

Lima, 3 septembre (prensa Latina) Le Pouvoir Judiciaire péruvien a fixé au 21 septembre une audience au sujet d´une demande d´évaluation de la légalité de la controversée amnistie, décrétée en décembre dernier, de l´ancien président Alberto Fujimori.


Le Tribunal Suprême d´Enquête Préliminaire a précisé que l´audience sera publique suite à la sollicitude de contrôle de constitutionnalité, c´est à dire de vérification de la légalité de la mesure promulguée par Pedro Pablo Kuczynski, à l´époque président du pays.

La demande a été présentée par des familles de victimes civiles de deux massacres pour lesquels Fujimori a été condamné à 25 ans de prison en 2009, ainsi que par des organisations de Droits de l´Homme, et ce à la suite d´une déclaration de la Cour Interaméricaine des Droits de l´Homme.

Ce rapport indique que la justice péruvienne doit vérifier, entre autres choses, si l´amnistie empêche que justice soit faite aux victimes de l´ancien chef d´État (1990-2000), et analyser les questionnements qui motivent cette sollicitude. Puis le document met en doute le fait que cette décision soit conforme aux standards internationaux.

Ceux qui remettent en cause l´amnistie questionnent son fondement qui repose sur des raisons humanitaires, puisqu´elle a en réalité été donnée pour des raisons politiques, en échange du fait qu´un groupe de parlementaires sympathisants de l´ancien mandataire empêche, grâce à son abstention, la destitution de Kuzcynski par le Congrès de la République.

Il y a également des questions posées quant au rapide rapport médical qui a "justifié" l´amnistie, alors que Fujimori a ces derniers jours déclaré qu´il n´était pas préoccupé par cette révision puisqu´il souffre d´une grave maladie.

Fujimori a récupéré sa liberté alors qu´il avait accompli un peu plus de dix ans des 25 de sa condamnation, et ce depuis qu´en 2007 il ait été détenu au Chili pour son extradition, pays dans lequel il était arrivé illégalement depuis le Japon, où il avait fui en 2000.

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