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Le jugement de La Haye provoque des réactions en Bolivie et au Chili

La Haye, 2 octobre (Prensa Latina) Après un processus de cinq ans, La Haye a hier rejeté l´obligation du Chili à négocier un accès à la mer pour la Bolivie, verdict qui a provoqué des réactions dans les deux pays et laisse le différent centenaire ouvert.


Le jugement, adopté par 12 voix à faveur et trois contre, signale que la République du Chili n´a pas contracté l´obligation légale de négocier un accès souverain à l´océan Pacifique pour l´État Plurinational de Bolivie, et rejette donc en conséquence les plaidoyers finaux présentés par ce pays.

Cependant, les 15 magistrats de la Cour Internationale de Justice (CIJ) ont prévenu que cette décision ne doit pas être considérée comme un obstacle à ce que les deux parties continuent leur dialogue et échanges dans un esprit de bon voisinage, et ce dans le but de tenir compte des problèmes liés à la situation d´enfermement de la Bolivie.

La décision a été célébrée au Chili, où le président Sebastian Piñera a souligné ce succès puis a qualifié ce jour d´important pour son pays, tout en soulignant que lors de n´importe quelle négociation avec la Bolivie "ni un seul centimètre de notre souveraineté ne sera jamais en jeu".

Alors qu´à La Haye, où il s´était déplacé pour écouter le verdict, le chef d´État bolivien, Evo Morales, a souligné que même si le jugement a conclu que le Chili n´est pas obligé à négocier la demande d´accès à la mer, il y est tout de même invoqué le fait de continuer à dialoguer.

Selon Morales, le paragraphe 176 de la sentence de la CIJ reconnait l´existence d´un sujet en suspens entre les deux pays.

"La Bolivie ne renoncera jamais à sa demande d´accès souverain à la mer. Nous sommes avec la justice et nous avons raison", s´est exprimé Morales.

La Bolivie a perdu son littoral lors de la Guerre du Pacifique (1879-1883), le Chili lui a alors quitté 400 kilomètres de côtes et 120 mille kilomètres carrés de terres riches en ressources naturelles, dont de cuivre, de lithium et de nitrate.

Après de nombreuses années de dialogue et d´efforts infructueux pour obtenir un accès à la mer, le gouvernement de Morales a décidé de présenter une demande devant la CIJ, puis deux années plus tard ce tribunal de l´ONU s´est déclaré compétent pour tenir compte de cette revendication.

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