Agence de Presse de l'Amérique Latine

Ce second tour est une opportunité inestimable, estime Haddad (PT)

Brasilia, 8 octobre (Prensa Latina) Notre présence au second tour de ces élections présidentielles nous offre une occasion inestimable pour débattre face-à-face sur l'avenir du Brésil, a aujourd'hui déclaré le candidat du Parti des Travailleurs (PT), Fernando Haddad.


Il y a beaucoup de choses en jeu et en danger dans le pays, y compris le propre pacte de notre Constitution de 1988, a affirmé l'ancien maire de Sao Paulo après confirmation de sa présence à un second tour des élections où il sera opposé au représentant de l'extrême-droite Jair Bolsonaro, du Parti Social Libéral (PSL).

Haddad a assuré qu'il aborderait le débat avec respect et n'utiliserait qu'une seule arme pour défendre le Brésil et son peuple: la force de l'argumentation.

Il a également fait état de sa volonté d'union avec tous ceux qui défendent la démocratie et sont disposés à s'engager dans un projet commun dont l'objectif premier et constant sera l'obtention de la justice sociale et la souveraineté nationale - deux concepts qui sont indissociables, à-t-il expliqué.

Les résultats de la consultation d'hier nous lancent un défi qu'il faut relever, estime-t-il, et il a réitéré que ce second tour "est une opportunité en or" dont il faut tirer profit de manière sobre et responsable.

Après dépouillement de 96,06 des urnes, l'ancien capitaine de l'Armée brésilienne et membre du PSL, Jair Bolsonaro, arrive en tête avec 46,66 pour cent des votes (47 millions 967 mille 198), suivi de Haddad, avec 28,43 pour cent des votes (29 millions 219 mille 983). Tous deux  s'affronteront pendant le second tour pour le siège de président au Palais de Planalto.

Ciro Gomez, du Parti Démocratique Travailliste (PDT), est arrivé en troisième  position avec 12,52 pour cent des suffrages (12 millions 871 mille 483 votes).

Il est suivi de Geraldo Alckmin, l'ancien gouverneur de l'État de Sao Paulo, membre du Parti de la Social-Démocratie Brésilienne, ( le candidat "du coup", comme il se dénomme), qui a obtenu 4,83 pour cent des voix; puis par Joao Amoedo, du Parti Neuf (2,58 pour cent des voix) et Cabo Daciolo du Parti Patriote (1,25 pour cent des voix).

L'ancien ministre du Logement du gouvernement de Michel Temer et représentant du Mouvement Démocratique Brésilien (MBD), Henrique Meirelles a obtenu 1,21 pour cent des voix; et la candidate des Verts (Rede), Marina Silva, n'a obtenu qu'un pour cent des voix.

Alors que le sénateur Alvaro Diaz, de Podemos, est à peine arrivé à 0,83 de votes; Guilherme Boulos, du Parti Socialisme et Liberté (PSOL) a obtenu 0,58 pour cent et Vera Lucia, du Parti Socialiste des Travailleurs Unifiés (PSTU), a obtenu 0,05 pour cent.

Eymael, de la Démocratie Chrétienne, (0,04 pour cent), et Joao Goulart Filho, du Parti Patrie Libre, (0,03 pour cent), arrivent en dernier.

Plus de 147 millions de brésilien ont été convoqués aux urnes pour ces élections. Ils ont élu, en plus du président et du vice-président de la République, les 27 gouverneurs d'État, 54 sénateurs, 513 députés fédéraux, 24 représentants de district et mille 35 employés de l'État.

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