Agence de Presse de l'Amérique Latine

La Chancellerie russe dénonce le non respect des droits de ses techniciens aux Pays-Bas

Moscou, 9 octobre (Prensa Latina) La Chancellerie russe a dénoncé les violations des droits commises par les Pays-Bas contre quatre spécialistes informatiques, chargés de la sécurité des ambassades de cette nation, accusés, sans preuves, d´espionnage cybernétique.


Il a été confirmé dans un communiqué que les techniciens transportaient avec eux des équipements pour réaliser des vérifications des systèmes informatiques de la mission russe à La Haye, puis qu´ils étaient munis de passeports diplomatiques.

Les équipement cités, tout comme les affaires personnelles des techniciens, y compris leurs cartes de crédit et leurs téléphones portables, ont été confisqués par le Gouvernement néerlandais qui, sans interroger les experts, les a conduit à un avion pour les renvoyer en Russie.

"De cette manière, les autorités de cette nation européenne ont empêché les détenus de contacter leur ambassade et les ont déporté sans présenter d´accusations a leur encontre", est-il signalé par la Chancellerie.

Le communiqué officiel souligne que suite à ces faits ayant eu lieu en avril dernier, Amsterdam a évité de présenter tout type de demandes ou de plaintes, et n´a pas non plus réalisé d´annonces publiques.

Jeudi dernier, la Chancellerie de Russie a accusé les Pays-Bas de créer un nouveau cas de "fausse propagande" en annonçant seulement maintenant l´expulsion de quatre citoyens russes pour avoir été prétendument impliqués dans des activités d´espionnage cybernétique.

"Il est alarmant qu´au milieu de la paranoïa déchainée depuis des années en Occident au sujet de puissants espions cybernétiques de la "Russie arriérée", n´importe quel citoyen de notre pays avec un téléphone portable ou un appareil similaire soit considéré comme un agent du renseignement", est-il souligné par la diplomatie de ce pays.

"L´annonce faite par le Ministère de la Défense néerlandais au sujet du rapport des enquêtes sur l´accident du Boeing 777-200 de la Malaysia Airlines, en juillet 2014 dans le sud-est ukrainien et dont le bilan a été de 298 morts, n´est pas non plus un hasard", indique la chancellerie.

Apparemment, les Pays-Bas n´ont pas de réponse concrète à apporter quant aux matériels présentés par le Ministère de la Défense russe au sujet du fait que les restes d´un missile d´un système antiaérien BUK, retrouvés dans les débris de cet avion, prouvent qu´il appartenait à l´Ukraine.

Le Ministère des Affaires Étrangères russe a attiré l´attention sur la présence, lors de la conférence de presse des autorités néerlandaises, d´un "représentant du Royaume-Uni, pays leader dans le lancement d´accusations absurdes contre notre État".

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