Articles

La direction de la FARC demande que Santrich puisse occuper son siège au Congrès

Bogotá, 11 octobre (Prensa Latina) Six mois après l'arrestation du dirigeant de la FARC Jesus Santrich, la direction de l'ancienne guérilla exige sa libération immédiate et demande qu'il occupe la place qui lui revient au Congrès.


Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue au Congrès, les membres du Conseil Politique National de la FARC ont qualifié d'injuste et d'arbitraire la réclusion dans laquelle Santrich se trouve maintenu.

Ils ont réitéré que sa détention et son incarcération sont le résultat d'un montage ourdi par le Procureur Général de Colombie afin de fragiliser la stabilité de l'Accord de Paix.

Cette situation constitue un affront à l'État Social de Droit, ont affirmé avec fermeté les membres de la Force Alternative Révolutionnaire du Commun (FARC).

Pablo Catacumbo, un autre dirigeant de la FARC, a rappelé que Santrich est l'unique prisonnier à avoir été incarcéré sans que les normes constitutionnelles en vigueur aient été appliquées et sans être passé devant une cour de justice.

Il a également ajouté que Santrich se trouve dans un isolement total, ce qui est une situation incompatible avec les sérieux problèmes de vue dont il souffre.

La FARC s'élève aussi contre les vexations dont il fait l'objet quand, par exemple, "on effectue des fouilles dans sa cellule pendant la nuit, qu'on laisse ses effets dans le plus grand désordre et qu'on l'empêche d'y avoir accès".

"D'autre part, on lui interdit toute aide technologique ou matérielle qui pourrait alléger son incapacité visuelle", déclare la direction de la FARC.

À ce sujet, on apprend que la juge du circuit civil de Bogota, Edith Alarcon, a demandé au bureau de la Chambre des Représentants de permettre à Santrich d'occuper son siège dans cette Assemblée dans un délai maximum de 48 heures.

peo/agp/tpa