Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Venezuela rejette les déclarations du président de la Commission Européenne

Caracas, 27 octobre (Prensa Latina) Le Venezuela a rejeté les déclarations du président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker, qui mettent en évidence son soutien aux thèses déstabilisatrices de gouvernements bellicistes contre la nation sud-américaine.


Par le biais de son compte Twitter, le chancelier Jorge Arreaza a diffusé un communiqué officiel qui dénonce l´approche du haut fonctionnaire exposée à la suite de sa rencontre à Bruxelles avec le président de la Colombie, Ivan Duque.

"Il est inacceptable que, sur la base de réitérés mensonges argués par le mandataire colombien dans sa soif d´obtenir des fonds européens, l´Union Européenne (UE) dévie son attention des problèmes auxquels font face les peuples du continent pour assumer des positions offensives à l´encontre du Gouvernement bolivarien", est-il précisé dans le texte.

Puis il y est dénoncé le fait que "la Commission Européenne, loin de travailler pour des mécanismes de dialogue et de coopération avec le Venezuela, concentre ses efforts à assumer passivement le rôle de "maillon utile" dans la stratégie d´agression que le gouvernement des États-Unis prétend mettre en œuvre contre Caracas par le biais de ses vassaux sud-américains".

La note officielle souligne également que le Venezuela ne tolérera aucune action qui prétend porter atteinte à la dignité de son peuple, et appelle les hautes autorités bureaucratiques de l´UE à écarter toute idée d´agression et  rejeter l´offense comme méthode d´échange diplomatique.

L´Exécutif sud-américain exhorte au contraire à reprendre la relation d´égalité, de respect et de transparence qu´ont historiquement eu ce pays et l´organisme européen.

Le président de la Commission européenne, et ancien premier ministre du Luxembourg, s´est réuni mercredi avec Duque dans le cadre de la visite officielle du mandataire colombien sur le vieux continent. Ce dernier cherche à obtenir des fonds pour prétendument prendre en charge le flux de vénézuéliens se rendant vers son pays.

Lors de la rencontre, Juncker a plaidé pour que le chef d´État vénézuélien, Nicolas Maduro, soit mené devant la Cour Pénale Internationale.

"Il s´agit maintenant d´une affaire pour le système de justice internationale. Cet homme doit être amené devant les tribunaux", a assuré le fonctionnaire.

Le Venezuela a d´autre part rejeté "l´attitude inamicale" assumée par l´Allemagne en soutenant la requête de six pays déposée à la Cour Pénale Internationale pour enquêter sur de prétendus crimes contre l´humanité dans la nation sud-américaine.

Le porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères allemand a assuré que Berlin apprécie de "manière expresse" la demande formulée par l´Argentine, le Canada, le Chili, la Colombie, le Pérou et le Paraguay; demande qualifiée d´infamie par les autorités vénézuéliennes.

Dans un communiqué émis par la chancellerie, le Venezuela estime qu´il "n´est pas surprenant que l´Allemagne (…) se plie aux volontés du gouvernement guerrier des États-Unis", et ce en insistant de "manière obscène" pour imposer une position à l´encontre du pays sud-américain, en "violation des principes les plus élémentaires du Droit International".

L´Exécutif  bolivarien a également assuré que "l´attitude arrogante" assumée par l´Allemagne a un impact négatif sur les relations bilatérales".

Caracas a en ce sens exhorté les autorités de la nation européenne à rejeter toute posture d´ingérence, et à centrer sa relation avec le Venezuela sur la construction de mécanismes de dialogue et de coopération fondés sur le respect.

Par ailleurs, le président de l´Assemblée Nationale Constituante du Venezuela, Diosdado Cabello, a rejeté la campagne médiatique continue encouragée par le gouvernement des États-Unis pour installer la matrice d´une crise migratoire au Venezuela.

Dans son habituel programme de télévision, "Con el mazo dando", le titulaire à dénoncé le fait que la récente visite de l´actrice étasunienne Angelina Jolie à des émigrés vénézuéliens au Pérou fait partie de la stratégie mise en place par Washington dans ses efforts pour justifier une intervention militaire dans son pays.

Cabello a assuré que Jolie a en d´autres occasions été utilisée pour médiatiser de prétendues crises humanitaires dans les territoires de Lybie, de Syrie et d´autres nations d´Afrique, et ce dans le cadre de l´appareil interventionniste du gouvernement nord-américain.

"Face à l´échec de la matrice migratoire qu´il a été tenté d´imposer contre le Venezuela, les États-Unis ont eu recours à une actrice qui aime le Venezuela; qui l´aime tellement qu´elle ne sait pas combien d´habitants y vivent, ni où il se trouve", a estimé Cabello.

Les autorités vénézuéliennes ont à mainte reprises dénoncé la mise en œuvre d´une campagne internationale sur les fronts médiatique, politique et diplomatique, destinée à utiliser le flux d´émigrés vénézuéliens comme une arme pour justifier une intervention dans cette nation.

L´Exécutif bolivarien a ainsi activé le plan Vuelta a la Patria (Retour à la Patrie) qui a facilité jusqu´à l´heure le rapatriement de plus de 8 400 émigrés vénézuéliens en condition de vulnérabilité dans des pays comme le Brésil, le Pérou, l´Équateur, la Colombie ou l´Argentine.

Dans une autre partie de son programme, celui qui est également le vice-président du Parti Socialiste Uni du Venezuela a exhorté à renforcer et blinder l´unité de la Force Armée Nationale Bolivarienne face aux attaques permanentes de la droite contre la stabilité du pays.

Dans le même temps, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a reçu des représentants de diverses agences de l´Organisation des Nations Unies (ONU) au Palais de Miraflores pour évaluer des projets de développement conjoints dans plusieurs domaines.

Lors de la rencontre, le mandataire a souligné l´inclusion de l´Agenda 2030 pour le Développement Durable de l´ONU dans les objectifs du Plan de la Patrie 2019-2025, ligne stratégique du gouvernement vénézuélien pour les six prochaines années.

"Nous avons eu une extraordinaire réunion avec les représentants de divers organismes des Nations Unies lors de laquelle nous avons discuté des projets de développements conjoints dans les domaines de l´éducation, la santé, l´environnement, l´alimentation et le logement", a informé Maduro sur le réseau social Twitter.

À la suite de la réunion, qui s´est tenu au siège du gouvernement, la vice-présidente exécutive du Venezuela, Delcy Rodriguez, a précisé que dans le budget de la nation pour l´année 2019, duquel 75,4 pour cent seront destinés à l´investissement social, seront également incorporés les objectifs de développement durable de l´ONU.

Le représentant sur place du Programme des Nations Unies pour le Développement au Venezuela, Peter Grohmann, a quant à lui souligné que ce pays "a pris l´Agenda 2030 pour le Développement Durable, et ses 17 objectifs, pour référence dans tous les domaines d´action".

Grohmann a fait part de l´intérêt et de la disposition du Système de l´ONU à soutenir la nation sud-américaine dans l´attention portée aux personnes les plus vulnérables affectées par la difficile situation économique.

L´Agenda 2030 des Nations Unies centre ses objectifs dans l´éradication de la pauvreté pour avancer dans le développement durable.

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