Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les États-Unis rallongent la liste d’organisations cubaines avec lesquelles il est interdit de commercer

Washington, 2 novembre (Prensa Latina) Comme ils l’ont annoncé il y a presque un an, les États-Unis vont augmenter la liste des entités cubaines avec lesquelles les compagnies nord-américaines  se verront interdire toute transaction commerciale, a déclaré hier le conseiller à la Sécurité Nationale, John Bolton.


Dans un discours prononcé à Miami au sujet du renforcement des mesures contre Cuba, le Venezuela et le Nicaragua, le conseiller a indiqué que le Gouvernement nord-américain allait bientôt faire connaître  le nom des nouvelles institutions qui allaient être  ajoutées à la liste.

Cette liste, publiée le 8 novembre 2017, s’ajoute aux limitations imposées par Washington aux voyages et au commerce entre les États-Unis et Cuba. Elle comporte 180 entités censées avoir des relations avec les secteurs de la défense et de la sécurité nationale de Cuba.

On y trouve le Ministère de l’Intérieur et celui des Forces Armées Révolutionnaire, mais aussi cinq grandes compagnies, 83 hôtels, deux agences de voyage, cinq marinas, 10 magasins, et d’autres nombreux organismes de natures diverses.

Selon Bolton, le renforcement du Mémorandum Présidentiel de Sécurité Nationale portant sur la politique de rétorsion des États-Unis contre Cuba, signé par Trump en juin 2017, n’est qu’un avant goût de ce qui attend l’île.

« Depuis la publication de cette première liste », a-t-il déclaré, « nous avons durci les sanctions contre les services de l’Armée et des renseignements  cubains et nous appliquons de manière beaucoup plus stricte les sanctions pour les compagnies qui enfreignent ces restrictions ».

Durant ce discours, John Bolton a également mentionné les incidents de santé dont se sont plaints les fonctionnaires nord-américains qui travaillaient à l’ambassade des États-Unis à La Havane, incidents qui ont servi de prétexte au Département d’État pour réduire drastiquement le personnel de sa délégation diplomatique et expulser de Washington 17 diplomates cubains.

Bolton a continué à parler de ces incidents comme s’il s’agissait d’agressions alors que le Département d’État lui-même assure qu’après une année et demie d’enquêtes, il ne connaît toujours pas les causes ou les responsables de ces événements.

Bien que Cuba ait exprimé sa disposition au dialogue bilatéral basé sur un respect réciproque sans conditions ni obligations, John Bolton a quand même déclaré que son Gouvernement ne s’adressera à Cuba que lorsque La Havane « sera disposée à entreprendre des réformes nécessaires et tangibles ».

D’après le conseiller, la politique de sanctions contre Cuba se poursuivra tant que le pays ne se sera pas plié aux exigences des États-Unis et ne réformera pas son système électoral et politique.

Les nouvelles sanctions de l’administration Trump contre Cuba ont été annoncées le jour même où l’Assemblée Générale de l’ONU réaffirmait son soutien clair et massif à la résolution présentée par La Havane pour mettre fin à l’embargo économique, commercial et financier que les États-Unis imposent à l’île depuis plus de 55 ans.

À quoi il faut ajouter le rejet, par cette même Assemblée Générale, des huit amendements proposés par les États-Unis concernant les Droits de l’Homme à Cuba et les Objectifs du Développement Durable.

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