Articles

La CPI critique les modifications de la Justice Spéciale de Paix en Colombie

Bogotá, 5 novembre (Prensa Latina) Le vice-procureur de la Cour Pénal Internationale (CPI), James Stewart, a fait part de sa préoccupation quant aux modifications que l´on tente d´appliquer à la Justice Spéciale de Paix (JEP) en Colombie.


En visite dans cette capitale, Stewart a montré son désaccord avec les tentatives du Congrès de la République de modifier la JEP pur donner un traitement différencié aux militaires.

"La création d´une section, et d´une procédure séparée pour les militaires, qui les dissocierait du cadre existant de la JEP, créera un retard dans la réalisation de la justice pour des cas qui requièrent une attention urgente", a commenté le représentant du tribunal international.

Il a ajouté que cela serait vu de manière négative par la Procureure de la CPI (Fatou Bensouda) "pour des raisons qui doivent déjà être amplement connues".

Selon Stewart, la proposition, selon laquelle deux des trois juges prévus pour chaque section puissent être des officiers militaires à la retraite, met en doute l´indépendance et l´impartialité des sections spéciales. "Permettez aux magistrats de la JEP de faire leur travail", a-t-il insisté.

L´intervention du vice-procureur a eu lieu après que le parti de gouvernement, Centro Democratico (Centre Démocratique), se soit accordé avec des partis d´opposition pour introduire 14 nouveaux magistrats au sein de la JEP, avec l´argument d´offrir plus de sécurité juridique aux membres de la force publique et autres agents de l´État.

L´accord, scellé au sein de la Première Commission du Sénat, doit encore être approuvé par les chambres plénières du Congrès et la Cour Constitutionnelle pour être effectif.

Les partis Polo Democratico Alternativo (Pôle Démocratique Alternatif) et la FARC (Force Alternative Révolutionnaire Commune) ont également exprimé rejeter l´initiative législative, et la considérer comme une nouvelle entorse à l´Accord de Paix qui en termine avec l´indépendance et l´impartialité de la JEP.

peo/agp/tpa