Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les appels en faveur de Jorge Glas se multiplient en Équateur comme à l´étranger

Quito, 5 novembre (Prensa Latina) C'est à travers les réseaux sociaux principalement que des équatoriens, des personnalités d'autres pays et des organisations sociales et politiques de toutes sortes demandent au Gouvernement de l'Équateur d'intercéder en faveur de l'ancien vice-président du pays, Jorge Glas.

 

Ce dernier est entré aujourd'hui dans sa 16ème journée de grève de la faim et entend ainsi protester contre son transfert de la Prison 4 de Quito à la prison de Latacuna ; ce sous prétexte que Fernando Alvarado, l'ancien secrétaire à la Communication s'est dernièrement évadé.


Ces nombreuses demandes font appel au Gouvernement et à des organisations comme l'ONU, la Croix-Rouge Internationale et le Vatican pour qu'ils envoient des représentants sur place afin de constater l'état de santé de l'ancien vice-président.

Alors que commence la troisième semaine de jeûne, Glas a dû être vu par un médecin qui lui a administré  un sérum afin de traiter des crises de spasmes et des malaises.

Son épouse, sa mère, les anciens compagnons de l'ancien président, Rafael Correa, des gens du peuple et des personnalités ont joint leurs efforts pour montrer leur soutien à l'ancien vice-président et faire savoir leur inquiétude quant à son état de santé.

Jorge Glas continue se dire innocent du délit d'association illicite dont il est accusé et pour lequel il a été condamné en décembre dernier à six ans de prison. Il est, assure-t-il, victime de persécution politique.

Le président bolivien, Evo Morales, fait partie de la longue liste de personnalités qui pensent que les droits de Glas n'ont pas été respectés.

Sur son compte Twitter, Evo Morales lance un appel urgent à la communauté internationale pour préserver la vie de l'ancien vice-président.

Anne-Dominique Correa, la fille de l'ancien président Rafael Correa, s'est également joint à cet appel collectif. "Joignez-vous à nous! Une vague de solidarité doit se lever pour soutenir Jorge Glas sur le site @JorgeGlas. Il faut lui montrer qu'il n'est pas isolé. Nous devons tous manifester en postant sa photo avec le hashtag #ResisteGlas#", a-t-elle écrit sur son compte Twitter et son messages à déjà été repris par plus de deux mille personnes.

Vladimir Cerròn, le gouverneur de Junín, dans la République du Pérou, s'est également élevé contre le traitement infligé à Glas, qui, selon lui, lutte pour la vérité et pour sa liberté, alors que, ces dernières heures, sa santé a commencé à se détériorer.

"Je demande au peuple et au gouvernement de l'Équateur, de ne pas rester indifférent devant cet acte criminel. (...) Le monde les regarde et attend la décision que va prendre le président Lenín Moreno au sujet de  cette affaire si délicate", a déclaré Vladimir Cerròn dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Le nom de Glas est apparu au cours de l'enquête sur l'affaire de corruption de la compagnie brésilienne Odrebrech et bien que, selon ses avocats, il ait été impossible de prouver le délit d'association illicite pour lequel il était accusé, il a quand même été condamné à six années de prison.  C'est cette peine qu'il était en train d'accomplir à la Prison 4 de Quito, alors que son cas allait passer en appel et qu'il attend toujours une date précise pour son recours en cassation.

Le 2 octobre dernier, il avait déjà purgé une année de sa peine de six ans et, 20 jours plus tard, il était transféré à la prison de Latacunga. Une mesure que les autorités ont crue nécessaire suite à l'évasion de l'ancien secrétaire à la Communication, Fernando Alvarado, qui a réussi à se libérer du  bracelet électronique auquel il était assujetti pendant que l'enquête le concernant était en cours. Puis il a quitté le pays, selon ses propres déclarations envoyées à la presse.

Depuis ce transfert, les réseaux sociaux sont littéralement envahis de messages de soutien à Glas, accompagnés d'appels à l'exécutif et à la communauté internationale pour qu'ils intercèdent dans cette affaire que beaucoup estiment être un cas de persécution politique.

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