Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Venezuela exige à la Colombie de s´occuper de la crise sécuritaire frontalière

Caracas, 8 novembre (Prensa Latina) Le Ministère des Relations Extérieures du Venezuela a émis un communiqué dans lequel il exige aux autorités de la Colombie de s´occuper de la crise sécuritaire qui affecte les zones frontalières des deux nations depuis plus de 60 ans.


Par cette note, l´Exécutif répudie l´assassinat de trois membres de la Garde Nationale Bolivarienne, fait s´étant déroulé le 4 novembre à la suite d´une attaque paramilitaire dans l´État d´Amazonas.

Face à ces néfastes événements, la Gouvernement vénézuéliens exige à la nation voisine qu´elle « en prenne conscience et se consacre à s´occuper de la grave crise sécuritaire dont souffre son peuple ».

Le document fait en ce sens part du fait que « depuis des décennies, il est onéreux pour le Venezuela de déployer des ressources humaines, économiques et financières pour garantir sa sécurité, en tentant d´éviter les débordements permanents de violence, du narcotrafic et de la criminalité qui ont leur origine, se développent et se multiplient en Colombie ».

« Le refus réitéré et l´indisposition du nouveau Gouvernement de Bogotá d´établir et de respecter les voies diplomatiques et institutionnelles correspondantes et indispensables dans le but de coordonner les actions nécessaires dans le traitement conjoint des problèmes communs sur la zone frontalière est également un manque de bon sens sans précédent dans les relations bilatérales », a manifesté la chancellerie.

Il est également confirmé dans ce communiqué que cette nation sud-américaine « sera toujours au service des colombiens pour coopérer à l´obtention d´une paix durable, et dans la coordination d´actions, sous le principe de responsabilités différenciées, ayant l´objectif de garantit une frontière commune sure et stable ».

Le ministre de la Défense vénézuélien, Vladimir Padrino, a expliqué lors d´une conférence de presse que cette attaque a provoqué la capture de neuf paramilitaires colombiens par la Force Armée Nationale Bolivarienne (FANB) dans le quartier Escondido 3, situé dans la zone amazonienne du sud du pays.

Padrino a demandé au peuple vénézuélien de condamner les faits de dimanche dernier, puis a dénoncé la stratégie encourageant un incident à la frontière dans le but de décupler l´escalade d´agressions contre le Venezuela.

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