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Plus de garanties sont demandées pour la FARC en Colombie

Bogotá, 8 novembre (Prensa Latina) La Commission de Paix du Sénat de Colombie a demandé au Gouvernement plus de garanties pour les anciens combattants des FARC-EP (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie -Armée du Peuple), et ce après qu´un plan criminel à l´encontre des dirigeants du nouveau parti politique qui en est issu soit révélé.


"La Commission de Paix convoque le Gouvernement National et la communauté internationale pour qu´ils apportent de pleines garanties à la vie et à l´exercice démocratique pacifique des membres de la FARC (parti politique, Force Alternative Révolutionnaire du Commun), et ce en total respect de l´Accord de Paix", ont exprimé les législateurs dans un communiqué.

Les membres de cette commission ont souligné que les personnes intégrant la FARC remplissent légalement l´exercice de leur représentation politique, comme cela a été accordé à La Havane (où les accords de paix ont été signés).

Raison pour laquelle ils ont demandé au Ministère Public qu´il retrouve les auteurs matériels et intellectuels de l´attentat dont a été victime, dans la ville de Medellin le week-end dernier, la dirigeante de la FARC, Erika Montero, ancienne commandante  des dissoutes Forces Armées Révolutionnaires de Colombie -Armée du Peuple.

"Les forces obscures et ennemies du processus de paix qui prétendent y nuire, en semant de l´incertitude et, pire encore, en portant atteinte à la vie de ceux qui parient sur la paix, doivent être identifiées, capturées et jugées", indique la déclaration de la commission.

Les congressistes ont exhorté à ce que ne se répète pas dans l´histoire colombienne le fait que "ceux qui ont parié sur la légalité ont fini par être trahis et attaqués par ceux qui vivent de l´incertitude et de la violence".

Mercredi, la FARC a déclaré être en possession d´informations selon lesquelles des organismes de renseignement de la police avaient détecté des plans d´attentats contre les dirigeants du parti, puis que celui effectué à l´encontre d´Erika Montero paraissait en être que le commencement.

L´organisation politique a également précisé que depuis la signature de l´Accord de Paix, 80 ex-guérilleros ou membres de leur famille ont été assassinés dans ce pays.

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