Agence de Presse de l'Amérique Latine

L’Iran et l’Iraq refusent d’utiliser le dollar nord-américain pour leurs échanges commerciaux

Téhéran, 21 novembre (Prensa Latina) L’Iran et l’Iraq n’utiliseront plus le dollar nord-américain dans leurs opérations commerciales afin d’éviter le blocus économique que les États-Unis veulent créer autour de l’Iran, apprend-on aujourd’hui.


“Étant donné les problèmes que posent les transactions bancaires en dollars, l’une des alternatives possibles est d’utiliser le dinar irakien dans les affaires commerciales y compris lorsqu’il s’agir de troc”, a expliqué l’ambassadeur iranien à Bagdad, Iray Masyedi.

Pendant sa visite de deux jours à Téhéran, le président irakien, Barham Salih, a affirmé la volonté de son pays de renforcer la coopération économique entre l’Irak et la République Islamique d’Iran en dépit des sanctions imposées par Washington.

“Bagdad accorde une grande importance au développement de ses relations avec Téhéran. Les liens qui unissent nos deux pays ont des racines historiques profondes”, a- rappelé le président irakien lors de sa visite.

L’Iran et l’Iraq sont décidés à augmenter le volume de leurs échanges jusqu’à une valeur de 20 milliards de dollars au lieu des 12 milliards actuels.

À Bagdad, Maysedi, l’ambassadeur iranien, a salué la volonté du gouvernement irakien de développer le commerce entre les deux pays malgré les pressions exercées par les États-Unis.

Le 5 novembre dernier, le gouvernement de Donald Trump, après s’être retiré de l’accord nucléaire préalablement signé par Washington, a imposé une seconde série de sanctions contre l’Iran mais ces sanctions sont restées sans effet.

Washington tente ainsi d’isoler les secteurs bancaires et les moyens de transport iranien afin de réduire ses exportations de pétrole.

L’Iraq, cependant, par la voix de son président, a réitéré qu’elle ne respecterait pas le boycott des États-Unis.

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