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Le programme vénézuélien de rapatriement est la cible de campagnes médiatiques

Caracas, 4 décembre (Prensa Latina) Le vice-chancelier de la Communication, William Castillo, a assuré que le programme gouvernemental de rapatriement, Plan Vuelta a la Patria (Plan de Retour à la Patrie), est aujourd´hui la cible d´intenses campagnes médiatiques destinées à discréditer le Venezuela.


« Dans le but de dénigrer les actions impulsées par l´Exécutif pour apporter de l´aide aux vénézuéliens qui souffrent de mauvais traitement et de xénophobie dans divers pays de la région, les grandes transnationales de l´information créent des matrices d´opinion contraires aux objectifs du projet », a expliqué le diplomate à la presse.

Il a détaillé le fait que l´opération qui a permis 32 vols en moins de trois mois « constitue un fait inédit et historique, il n´y a aucun exemple dans le monde d´un autre pays qui met en place un déploiement logistique pour garantir les droits de ses citoyens de cette manière ».

Le vice-ministre a également expliqué que ce Plan est volontaire et gratuit, « les personnes se rendent dans les ambassades ou les consulats, ils y manifestent être en train de vivre une situation de vulnérabilité qui ne leur permet pas de retourner au Venezuela par leurs propres moyens; ils sont alors enregistrés pour être ensuite rapatriés petit à petit ».

Puis il a souligné que le projet n´est pas un privilège, il est un droit auquel ces personnes peuvent avoir recours une seule fois.

Castillo a dans ce sens indiqué que tous les citoyens ont le droit de migrer, et « si lorsqu´ils sont à l´étranger, ils se retrouvent dans une situation difficile, l´État les soutient pour qu´ils reviennent vivre au Venezuela. Mais si en usant de leurs droits ils s´en vont à nouveau, cela sera évidemment de leur responsabilité ».

Face à l´immense climat de manipulation médiatique qui se constitue contre le Plan Vuelta a la Patria, le vice-chancelier a assuré que dans ce pays sud-américain la migration, quelle que soit la destination, n´est pas interdite.

Cependant, il a pris comme exemple le mauvais traitement dont sont victimes des concitoyens lorsque "des hôpitaux colombiens refusent de donner des inscriptions de naissance pour les nouveau-nés de parents vénézuéliens, ce qui fait que ces couples ne peuvent pas non plus enregistrer leur enfant au consulat".

Castillo a enfin précisé qu´entre 2017 et 2018 le Venezuela a envoyé plus de 40 notes diplomatiques à des pays comme la Colombie, le Pérou et l´Équateur pour qu´ils délivrent les registres de migrants vénézuéliens, mais que les autorités n´ont reçu aucune réponse, ce qui rend difficile la connaissance de la situation réelle des concitoyens à l´étranger.

Le dernier bilan émis par le Ministère des Relations Extérieures reflète que jusqu´à l´heure 10 mille 383 vénézuéliens sont revenus dans le pays par le biais du Plan Vuelta a la Patria ; desquels six mille 916 depuis le Brésil, mille 302 du Pérou, mille 204 depuis l´Équateur, 512 depuis la Colombie, 186 depuis la République Dominicaine, 171 d´Argentine, 91 du Chili et un du Panama.

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