Articles

La Syrie dénonce des attaques continues des États-Unis et d´Israël

Par Pedro Garcia Hernandez

Damas, 4 décembre (Prensa Latina) Alors que la Syrie fait face au défi de la reconstruction et déloge les groupes terroristes de plus de 90 pour cent de son territoire, les États-Unis et Israël augmentent leurs actions agressives en claire violation du droit international.


« Washington complète le cercle d´agression et coïncide dans ses objectifs avec les attaques répétées d´Israël, dont l´épisode le plus récent a été l´offensive de samedi dernier sur la zone de Kisswe, au sud de Damas », signale une déclaration de la Chancellerie.

Sous le prétexte d´attaquer des bandes extrémistes, des avions de la coalition menée par les États-Unis lancent des bombardements continus dans l´extrême nord-est du territoire syrien et protège ce qui reste de l´État Islamique sur place.

Au contraire, dans les attaques aériennes répétées sur les zones de Hajjin et Al Shafa, aux abords du fleuve Euphrate, dans la province syrienne de Deir Ezzor, il n´existe aucun objectif militaire, et des secteurs proches de mosquées et des installations civiles sont bombardés.

Le bilan vérifié est destructeur et fait état, jusqu´à l´heure, de plus de 100 victimes létales parmi la population civile, faits et événements

 ignorés par la presse et les médias politiques de centres occidentaux, ainsi que de leurs alliés.

« Persister dans la continuité de ces crimes est une franche expression de l´indifférence des États-Unis en ce qui concerne les valeurs humaines et leur mépris du droit international ; cela joint au silence de certains pays et d´organisations internationales », souligne la déclaration officielle de Damas.

D´Atre part, l´agression israélienne la plus récente contre la zone au sud de la capitale, et qui a également touché des secteurs de la région occupée des Hauts du Golan, a été neutralisée, avec plus d´efficacité et de précision, par la défense antiaérienne syrienne.

Cette fois-ci, les avions du régime de Tel-Aviv, et ce après un peu plus de 70 jours de tranquillité apparente, ont lancé leurs missiles depuis l´espace aérien de la région palestinienne occupée, après avoir également exploré les sites depuis le ciel libanais.

Selon des analystes, cela est techniquement facilité par la proximité de ces derniers territoires, à quelques 50 kilomètres de distances de la Syrie, et prouve l´emploi d´un dispositif technique et opératif destiné à tester les systèmes de défense nationale.

Tout coïncide pour favoriser la terreur de la guerre, « donner de l´air »  aux terroristes, en ignorant, avec un double langage habituel, la dernière résolution adoptée par l´Assemblée Générale de l´ONU au sujet du Golan pour qu´Israël s´en retire.

Cette dite décision, précise le communiqué, expose la nécessité d´appliquer le principe qui interdit l´acquisition de territoires de pays par la force selon le Droit International et la Charte de l´ONU, et appelle à respecter la protection des civils dans le Golan occupé depuis 1967.

De la même manière, Washington et ses alliés insistent à saboter toute négociation destinée à favoriser la paix et la réconciliation en Syrie, puis ignorent ce qui est accordé à ce sujet à Genève, en Suisse, à Astana, au Kazakhstan, ou à Sotchi en Russie.

Ce qu´il se passe à un nom, et s´inscrit dans les objectifs qui sont de maintenir le chaos dans une région riche en ressources naturelles, de tolérance sociale, politique et religieuse ; ce qui est opposé aux faux principes qu’évoquent à ce sujet les pétrodollars : la prétendue défense de la démocratie.

peo/arc/pgh