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Le président de Cuba appelle à défendre la Révolution à partir des réseaux sociaux

La Havane, 18 décembre (Prensa Latina) Lors d’une intervention à l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a appelé à défendre la Révolution par une participation permanente et active sur les réseaux sociaux.


Nous devons tous nous mobiliser pour contrer les prétentions impérialistes du gouvernement des États-Unis qui veut imposer ses propres plateformes de domination et d’ingérence pour détruire l’identité des peuples, a déclaré le président au cours d’un débat portant sur l’informatisation de la société, ses progrès et des défis.

Afin de mieux tenir sa place dans cette bataille sur les réseaux sociaux, la présidence se dotera d’un compte Twitter et d’un canal sur Youtube, a-t-il annoncé.

Il a également rappelé que tous les ministères du pays sont déjà présents sur les réseaux sociaux, ce qui permet non seulement de défendre la Révolutions mais, aussi, d’interagir avec le peuple cubain et de diffuser des informations permettant de rehausser le prestige du pays.

Le 10 octobre, à l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance du mouvement d’indépendance, le président a activé son compte Twitter personnel qui est maintenant suivi par plus de 60 mille internautes.

Selon le chef de l’État, la réaction de Cuba de se retirer du programme "Davantage de Médecins pour le Brésil" à la suite de l’attitude hostile affichée par Jair Bolsonaro, le président élu du Brésil, a montré clairement la place importante tenue par les forces révolutionnaires dans les espaces d’information et de communication définis par la technologie moderne.

En effet, à cette occasion, une présence massive sur les réseaux sociaux menée par les jeunes, les ministères et les médecins eux-mêmes, a-t-il expliqué, est parvenue à démonter les campagnes lancées contre Cuba afin de discréditer la dignité de notre réaction, a-t-il affirmé.

Lors de cette réunion plénière réunissant plus de 600 députés, Díaz-Canel a tenu à rappeler les efforts des États-Unis pour utiliser le cyberespace comme arme d’agression, par exemple, en créant, cette année, un groupe de travail pour favoriser prétendument l’implantation d’un Internet libre à Cuba.

Cette attitude de Washington est une attitude hypocrite, a-t-il déclaré, car comment parler de liberté de l’Internet quand, en même temps, Washington empêche Cuba d’avoir accès à l’infrastructure et à la technologie qui permettrait de réaliser cette liberté.

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