Agence de Presse de l'Amérique Latine

D´anciens soldats canadiens pensent à poursuivre le gouvernement pour un médicament administré

Ottawa, 21 décembre (Prensa Latina) La chaîne de télévision CTV a révélé que d´ex-militaires canadiens étudient le fait de poursuivre le gouvernement fédéral en raison des conséquences pour la santé de la consommation d´un médicament contre le paludisme.


La chaîne d´information souligne que les anciens soldats ont été obligés à prendre fréquemment de la méfloquine lors de leurs déploiements dans d´autres pays, particulièrement en Afrique.

John Dowe, qui a servi dans l´armée de 1990 à l´an 2000, et a pris de la méfloquine alors qu´il était cantonné en Somalie, a expliqué que le médicament lui a provoqué de l´anxiété et des insomnies.

« Cela m´a volé ma vie », a signalé Dowe avant de raconter comment un soldat canadien sous les effets de ce produit à tabassé un jeune somalien.

Les ex-militaires qui ont pris cette puissante drogue antipaludique se plaignent d´une large gamme d´effets secondaires qui incluent la dépression, des terreurs nocturnes, des comportements agressifs et l´anxiété, souligne CTV.

Fondateur de l´Alliance Internationale des Vétérans de la Méfloquine, Dowe tente d´obtenir que les forces armées de tous les pays interdisent la consommation de ce médicament.

Face aux questions de la chaîne, des fonctionnaires du gouvernement fédéral se sont limités à expliquer que les autorités réalisent des études sur les effets de la méfloquine.

« Ils ont perdu leurs conjoints, leurs enfants et leurs emplois. Certains sont sans foyer. Ce qui leur arrive est horrible ; ils ont besoin d´aide », souligne l´avocat Paul Miller, qui représente un groupe de ces anciens soldats.

Dans un rapport de l´année dernière, le Ministère de la Santé canadien a admis qu´il existe des « tests limités » sur les effets de ce médicament en signalant qu´il provoque des problèmes « neurologiques et psychiatriques de longue durée ou permanents ».

Il y a cinq ans, l´Administration des Aliments et des Médicaments des États-Unis a prévenu des « effets secondaires neurologiques et psychiatriques associés au médicament contre la malaria méfloquine ».

peo/mv/rob