Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les parlementaires cubains approuvent le texte de la nouvelle Constitution

La Havane, 25 décembre (Prensa Latina). Les députés de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, réunis au Palais des Conventions de la capitale, ont approuvé samedi dernier la nouvelle Constitution de la République dont le texte sera soumis à un référendum le 24 février 2019.


Tous les parlementaires présents (583 sur 602) à cette session de la seconde période de la IXème Législature se sont déclarés en faveur du texte de cette nouvelle Constitution, après qu’il ait été enrichi par les apports de la consultation populaire qui s’est tenue du 13 août au 15 septembre de cette année.

Avant de passer au vote du texte, un débat a eu lieu pendant lequel des dizaines de députés ont affirmé leur attachement au nouveau texte fondamental. D’autres ont proposé de petites modifications mais peu d’entre elles ont été acceptées par l’Assemblée Plénière.

D’une manière générale, le texte ratifie le caractère socialiste de la République Cubaine et le rôle directeur que le Parti Communiste joue dans la société. Ce nouveau texte présente également des changements dans la structure de l’État -comme la création du poste de Président de la République et de Premier Ministre- et augmente les droits et garanties des citoyens.

En outre, il fait état de l’ouverture aux investissements étrangers et reconnaît plusieurs formes de propriété, parmi lesquelles la socialiste (qui appartient au peuple tout entier), la propriété coopérative et la propriété privée.

Selon le vice-président-député, Salvador Valdès, la nouvelle Constitution est un projet d'avenir qui permettra au socialisme de se construire dans la continuité et d'obtenir une patrie libre, indépendante, souveraine, démocratique et prospère. “Ce texte est fermement dirigéevers l'avenir”, a déclaré le vice-président à Prensa Latina.

Nous espérons recueillir une forte majorité lors du référendum du 24 février car cette nouvelle mouture est le reflet des vœux de la nation. Le peuple aussi a pris part à l’élaboration de cette Constitution. Nous en sommes extrêmement satisfaits, a-t-il ajouté.

De son côté, la députéeMariela Castro a assuré que, contrairement aux récentes tergiversations apparues sur les réseaux sociaux, l’article constitutionnel concernant le mariage maintient son caractère d’inclusion.

Lors d’une intervention en session plénière, la parlementaire a affirmé que cet article est en totale conformité avec le principe d’égalité et de non-discrimination  pour raisons d’orientation sexuelle ou d’identité de genre telle que cette égalité est définie par la Constitution.

Castro a insisté sur le fait que la référence au mariage présente un aspect innovant  qui permettra de traiter la famille dans toute sa diversité.

En clôturant cette session, le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a souligné que l’approbation de cette nouvelle Constitution sera une décision capitale pour le pays.

“Je profite de cette occasion", a-t-il poursuivi, "pour remercier, au nom de toute l’Assemblée nationale ici réunie, toutes les personnes ayant  participé à l’organisation et à la bonne tenue de ce processus de consultation populaire”.

Dans ce même discours, Dìaz-Canel a également dénoncé l’attitude de confrontation du gouvernement des États-Unis qui resserre son blocus économique, financier et commercial et l’utilise comme pointe de lance contre Cuba.

Le président a qualifié d’anachronique cette mesure dont Cuba fait l’objet depuis près de  60 ans, déclarant qu’il s’agit d’une véritable violation des droits de l’Homme créant un obstacle majeur pour le développent de notre pays.

Il a aussi remercié l’Assemblée Générale de l’ONU où, le 1 er novembre dernier,189 pays, sur les 193 que compte l’Organisation, ont voté pour la 27ème fois consécutive la résolution demandant la fin de l’embargo imposé par les États-Unis.

Diaz-Canel s’est également élevé contre les tentatives des États-Unis de renouveler la Doctrine de Monroe, attitude qui se traduit pas une hostilité grandissante à l’encontre des gouvernements et des dirigeants révolutionnaires et progressistes d’Amérique Latine.

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