Agence de Presse de l'Amérique Latine

La Bolivie portera plainte devant l´ONU pour des déclarations racistes émises depuis le Brésil

La Paz, 9 janvier (Prensa Latina) Le vice-ministre de la Décolonisation de la Bolivie, Felix Cardenas, a annoncé que sera présentée devant les Nations Unies une plainte contre le Brésil pour racisme d´État, ce à la suite des récentes déclarations du député de ce pays: Ricardo Amorim.


L´annonce a lieu après qu´Amorim, qui est membre du parti du président Jair Bolsonaro, ait exprimé que "ceux qui aiment les indiens, qu´ils aillent en Bolivie; en plus d´être communiste, elle est présidée par un indien".

Cardenas a considéré que les déclarations de l´homme politique brésilien sont cataloguées comme racisme d´État, puisqu´il s´agit d´une autorité élue du Brésil qui fait référence au président d´un autre pays.

Le fonctionnaire a expliqué que la plainte contre le Brésil se réalisera lors de l´Examen Périodique Universel qui se tiendra cette année, lors duquel les États membres de l´ONU analysent des thèmes comme les droits de l´Homme et la situation de discrimination. "Nous allons dénoncer le Brésil (…) pour initier un processus de racisme, en particulier contre la Bolivie, mais non seulement contre elle, sinon à l´encontre de tous les peuples indigènes", a-t-il signalé à des médias.

Cardenas a assuré que ces commentaires ne seront malheureusement pas le dernier cas de racisme qui vienne du Brésil, mais uniquement le début, car avec Bolsonaro "le racisme est une politique d´État initiée depuis le Brésil, par son président et son gouvernement".

Le vice-ministre a indiqué que, suite à cette plainte, l´État du Brésil devra expliquer à l´ONU les raisons pour lesquelles il développe ce type d´actions de racisme à l´encontre d´autres pays et contre les peuples indigènes, tout comme à l´encontre de la population LGTB de sa propre nation.

Il  a enfin manifesté qu´une excuse publique d´Amorim ne l´intéresserait pas.

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