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La coopération entre Trump et Bolsonaro critiquée aux États-Unis

Brasilia, 10 janvier (Prensa Latina) Le journal digital Brasil 247 a publié aujourd’hui un article selon lequel le président du Comité des Relations Extérieures de la Chambre des Représentants des États-Unis, Eliot Engel, a reproché au secrétaire d’État, Mike Pompeo, son rapprochement avec le président brésilien, Jair Bolsonaro.


Selon Brasil 247, qui reprend des informations du quotidien Folha de Sao Paulo, Engel et cinq autres représentants démocrates ont envoyé une lettre à Pompeo dans laquelle ils critiquent ses louanges au président d’extrême-droite brésilien et s’insurgent contre le fait que le secrétaire d’État n’ait pas abordé le sujet des droits de l´Homme.

La semaine dernière, Pompeo a visité le Brésil pour assister à la prise de possession de pouvoir de Bolsonaro et il s’est félicité des relations très proches que les États-Unis allaient pouvoir nouer avec le plus grand pays d’Amérique du Sud.

Au cours d’une audience que lui a accordée le ministre des Affaires Étrangères brésilien, Ernesto Araújo, Pompeo a indiqué que son pays avait l’intention d’approfondir ses relations avec le Brésil dans le domaine de la sécurité et que les deux pays travailleraient ensemble contre ce qu’il a appelé “les régimes autoritaires du monde”, parmi lesquels il place Cuba, le Venezuela et le Nicaragua.

Dans leur lettre, les membres démocrates du Congrès se disent consternés et rappellent que “les préoccupantes déclarations sur les droits de l’Homme que Bolsonaro a faites par le passé ne représentent plus qu´une simple question de rhétorique”.

Ce disant, ils font référence aux premières mesures prises par l’ancien militaire après sa prise de pouvoir le 1er janvier, comme, par exemple, la délimitation des terres indigènes et l’exclusion des communautés LGBT (communautés lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre) de toutes les mesures destinées à la promotion des droits de l’Homme.

Ils rappellent également qu’en 2013, Bolsonaro a déclaré qu’il était “fier d’être homophobe” et qu’il "préférerait avoir un fils drogué qu’un fils homosexuel”.

Deux années plus tôt, précisent-ils, Bolsonaro avait déjà affirmé qu’il “préférerait que son fils meure dans un accident de voiture plutôt qu’il soit gay”.

Malheureusement, l’antagonisme de Bolsonaro envers la communauté LGBT a refait surface dès le tout début de sa prise de pouvoir lorsqu’il a exclu les LGBT des groupes protégés par son nouveau Ministère des Droits de l’Homme,  soulignent les six signataires de la missive.

À ce sujet, font remarquer Engel et David Cicilline - co-directeur du groupe législatif chargé de la promotion des droits des personnes LGBT- les États-Unis doivent "se faire entendre chaque fois que les droits d’un groupe marginal sont en danger”.

Pour conclure, les signataires affirment que, si l’administration du président Donald Trump a réellement à cœur de protéger la communauté LGBT, “ils recommandent avec insistance de ne pas passer sous silence le comportement de monsieur Bolsonaro et de condamner ces actes récents de manière privée et publique”.

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