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La nouvelle autoroute de Jérusalem: encore une preuve de la société d’apartheid instaurée le gouvernement israélien

Ramallah, 11 janvier (Prensa Latina) La nouvelle autoroute de l’apartheid montre clairement l’intention d’Israël de renforcer son régime colonial et raciste en Palestine, a aujourd’hui déclaré Hana Ashrawi, membre du comité Exécutif de l’Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP).


Ashrawi a condamné l’ouverture par Israël de ce qu’elle a appelé un nouveau “Chemin de l’Apartheid”, une autoroute qui traverse une partie de la Jérusalem occupée et de ses environs séparant les colons israéliens de leurs voisins palestiniens par un mur de 8 mètres de hauteur.

La nouvelle autoroute compte 3,5 kilomètres de long; les conducteurs palestiniens peuvent emprunter la section construite au nord-ouest de Jérusalem alors que la partie orientale est réservée aux seuls colons israéliens.

Ashrawi assure que cette autoroute est un exemple de l’apartheid régnant en Israël et ressemble à la séparation raciste qui existait autrefois en Afrique du Sud.

Avec le soutien de l’actuelle administration des États-Unis, a-t-elle insisté, Israël est en train de détruire la contiguïté et l’intégrité territoriale de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est afin de renforcer son entreprise de colonisation sur toute la Palestine occupée.

Le gouvernement de Tel Aviv, rappelle-t-elle, se moque du droit international et de tous les États qui continuent à condamner les constantes violations des résolutions internationales par l’État hébreu.

Le silence de la communauté internationale face aux actions violentes d’Israël détruit toutes les chances restantes pour l’instauration d’une paix juste et pour la création d’un État palestinien indépendant à l’intérieur des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, insiste-t-elle.

C’est une honte pour la communauté internationale, s'indigne-t-elle, de voir comment ce régime d’apartheid est en train de s’installer de plus en plus profondément sans que rien ne soit fait pour l’en empêcher.

C’est en 2002, en Cisjordanie occupée, qu’Israël a commencé à construire son mur de séparation avec des clôtures et des fils de fer barbelé sous prétexte que la mesure était essentielle pour assurer la sécurité des habitants.

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