Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les États-Unis acceptent un représentant du président autoproclamé du Venezuela

Washington, 27 janvier (Prensa Latina) Les États-Unis ont aujourd'hui annoncé qu'ils acceptaient comme chargé d'affaires du Venezuela Carlos Alfredo Vecchio, désigné par le président autoproclamé par intérim, Juan Guaidó, dont l'auto-proclamation est considérée par le Gouvernement légitime de Caracas comme une tentative de coup d'État.


Vecchio aura autorité aux États-Unis sur les affaires diplomatiques concernant le Venezuela, a affirmé le secrétaire d'État nord-américain, Mike Pompeo, dans un communiqué de presse qui  constitue un acte d'agression supplémentaire contre le mandataire constitutionnellement élu du Venezuela, Nicolàs Maduro.

Après son accréditation, Vecchio a eu un entretien avec le sous-secrétaire d'État pour les Affaires Politiques, David Hale, qui a réaffirmé son soutien à la présidence du Venezuela par Guaidó,  a déclaré Vecchio.

David Hale a également précisé que son pays espérait  travailler avec le nouveau personnel diplomatique qui sera désigné par le dirigeant de l'Assemblée Nationale vénézuélienne, Parlement qui a été relevé de ses fonctions en 2106 par le Tribunal Suprême de Justice du Venezuela (TSJ) pour avoir refusé de procéder à de nouvelles élections dans le cas de trois députés irrégulièrement élus.

Cependant, les États-Unis et le Gouvernement légitime du Venezuela se sont mis d'accord pour procéder à des négociations permettant de mettre en place un Bureau d'Intérêts siégeant dans la capitale respective de chacun de leur pays, a hier fait savoir le ministère des Affaires Étrangères vénézuélien.

Le 23 janvier dernier, Maduro a annoncé la décision de rompre les relations diplomatiques de son pays avec les États-Unis après que le président Donald Trump se soit rallié à l'auto-proclamation de Guaidó comme président par intérim du Venezuela.

Selon le ministère des Affaires Étrangères vénézuélien, le départ effectif de la mission diplomatique états-unienne à Caracas, et du personnel de l'ambassade du Venezuela à Washington, a maintenant pris fin, les diplomates vénézuéliens ayant pris hier le chemin du retour.

À partir de leur Bureau d'Intérêts respectif, a précisé la Chancellerie du Venezuela, il sera possible pour chaque pays de s'occuper des affaires concernant les problèmes de migration et de toutes les autres affaires pendantes entre le Venezuela et les États-Unis en respectant le Droit International régissant les cas de rupture diplomatique entre deux pays. Un délai de 30 jours a été fixé pour parvenir à un accord à ce sujet.

Afin d'atteindre cet objectif, chaque pays autorise une permanence diplomatique réduite  qui, durant le délai imparti, continuera à jouir des prérogatives habituelles et agira à partir du siège des anciennes représentations diplomatiques à l'exclusion de tout autre endroit.

Si, ce délai écoulé, aucun accord n'a été établi, les deux missions cesseront leurs activités et les deux parties procéderont à la désignation d'une entité à laquelle elles confieront leurs intérêts respectifs.

Le Gouvernement du Venezuela a ratifié son intention de défendre son indépendance, sa souveraineté et la paix à l'intérieur de sa République. Toute ingérence étrangère sera combattue et les relations avec les autres pays devront se baser sur l'égalité et le respect mutuel.

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