Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les projets de coup d'État de la part des États-Unis contre le Venezuela sont évidents, estime la majorité des pays participant à la dernière session du Conseil de Sécurité de l'ONU

Caracas, 28 janvier (Prensa Latina) La récente session du Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) a estimé que les projets de coup d'État du gouvernement des États-Unis à l'encontre du Venezuela étaient indéniables, a affirmé aujourd'hui l'avocate et analyste politique Yarisma Pérez.


Lors de cette réunion, la représentation vénézuélienne à l'ONU a démontré les dangers qu'il y aurait à ne pas tenir compte du droit international public, reconnaît cette experte au cours d'un entretien accordé à la chaîne "Venezolana de Televisión".

Le Venezuela a bien résisté au choc que lui imposait l'empire le plus puissant qui ait jamais existé, a souligné Pérez, tout en rappelant le soutien stratégique précieux accordé par la Russie et la Chine pour permettre à Maduro de contrecarrer les projets de coup d'État fomentés par le gouvernement nord-américain.

"Nous sommes appuyés par ceux-là mêmes qui ont fait fuir les États-Unis de Syrie", a rappelé le président vénézuélien.

Samedi dernier, au cours du débat convoqué par les États-Unis pour analyser la situation au Venezuela, la Russie et la Chine ont  ratifié leur soutien au principe de non-ingérence dans les affaires internes du pays  et ont exhorté les pays membres de l'ONU à respecter les normes internationales basées sur le respect mutuel.

Cette session d'urgence du Conseil de Sécurité  avait été obtenue sous la pression du secrétaire d'Etat nord-américain, Mike Pompeo, mais elle a permis à de nombreuses voix de donner leur avis sur le sujet, en particulier aux alliés de Caracas, comme Cuba et le Nicaragua.

Le Venezuela a reçu l'appui de la majorité des nations qui sont intervenues devant le Conseil de Sécurité; en effet, 19 pays sur 35 se sont prononcés pour que les vénézuéliens résolvent eux-mêmes leurs problèmes par le dialogue, alors que 16 étaient en faveur d'une ingérence étrangère.

Ainsi, le Venezuela s'est vu confirmer le soutien d'une bonne partie de la communauté internationale au beau milieu des menaces mises en marche depuis Washington pour réaliser son programme: un gouvernement de facto, non élu, et qui viendrait au pouvoir à la faveur d'un effondrement économique programmé ou d'une action militaire.

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