Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Front Farabundo Martí pour la Libération Nationale est prêt à relever les nouveaux défis de la gauche salvadorienne

San Salvador, 5 février (Prensa Latina) Le Front Farabundo Martì pour la Libération Nationale (FMLN) a accepté son revers aux élections présidentielles du Salvador comme un défi dont il saura sortir renforcé en restant toujours aussi proche des secteurs populaires du pays.


Hugo Martínez, le candidat du Front s'est montré à la hauteur de sa tâche: il a reconnu qu'un résultat sorti des urnes, quel qu’il soit, exprime la volonté du peuple bien que qu'il se soit aussi montré très inquiet de la très faible participation puisque moins de la moitié des électeurs inscrits s'est déplacée pour voter.

Nayib Bukele, le candidat de droite de la Grande Alliance pour l'Unité Nationale (GANA) a remporté ce premier tour des élections présidentielles salvadoriennes qui a connu l'une des plus faibles participations dans l'histoire électorale du pays.

"Les résultats de cette élection nous posent de nombreux défis. L'abstention a atteint des chiffres record et ce qui se passe ici se passe aussi dans d'autres pays", a indiqué Martínez, qui était ministre des Affaires Étrangères dans le passé, avant de remercier tous les citoyens  ayant participé à cette célébration civique.

Il a également insisté sur le fait que le FMLN est disposé à rester fidèle aux engagements pris envers les secteurs de la société avec lesquels le Front avait construit son gouvernement, engagements auxquels souscrit également Karina Sosa, son épouse.

"Notre combat ne s'achève pas ici: il change seulement de forme", a déclaré Sosa en assurant les sympathisants du Front que le scénario aura beau changer, elle et Martínez demeureront toujours aux côtés du peuple et continueront à lutter pour parvenir à un changement nécessaire de société.

"Nous nous battrons dans d'autres tranchées, mais personne ne nous verra hésiter. Nous continuerions la lutte parce que nous aimons le Salvador et ce genre d'amour n'est pas amour d'opérette: il se vit, il pousse à l'action et il se prouve dans les actes", a conclu Karina Sosa, qui est également députée.

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