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Nicaragua : la révolution des majorités que Washington tente d´étouffer

Managua, (Prensa Latina) Fin 2018, le Congrès des États-Unis a adopté le Nicaraguan Investment Conditionality Act, ensuite signé par le président Donald Trump, connu comme le Nica Act, un pas de plus dans la politique de Washington destinée à bloquer la nation centre-américaine.


Beaucoup a été dit au sujet du Nica Act, mais en quoi consiste-t-il et quels seraient ses effets sur la vie politique, économique et sociale du Nicaragua, pays qui a connu en quelques mois une recrudescence de la campagne déstabilisatrice que dirige à son encontre le binôme Capitole-Maison Blanche.

Le Nica Act est discuté dans le cadre législatif étasunien depuis 2016, lorsqu´il a été présenté par les congressistes Albio Sires (démocrates) et Ileana Ros-Lehtinen (républicaine), reconnue comme une ennemie de tous ce qui pourrait être un processus au bénéfice des majorités.

Mi-2018, le Comité des Relations Extérieures de la Chambre des Représentants a adopté le projet de loi, puis le Sénat en a fait de même fin novembre, non sans avoir amendé le document au préalable.

Finalement, le Congrès a donné son accord et le président Donald Trump a signé le Nica Act, maintenant une loi qui octroie au Gouvernement des États-Unis le droit d´opposer son véto aux prêts que des institutions financières internationales offrent au Nicaragua pour le développement du pays dans divers domaines.

Ce qui résulte intéressant de ces actions, c´est qu´en bloquant des prêts du Fond Monétaire International, de la Banque Mondiale et la Banque Interaméricaine de Développement, sont mis en risque une série de plans de développement social que le Gouvernement sandiniste mène à bien grâce à des financements externes.

Celle qui sera réellement la plus touchée sera l´immense majorité du peuple du Nicaragua, qui vit depuis le retour au pouvoir du sandinisme en 2007 un développement soutenu ; lequel est reconnu par des organismes internationaux qui estiment la croissance du produit intérieur brut du pays à une moyenne de 5 pour cent annuel jusqu´à fin 2017.

Le même comportement de l´indicateur macroéconomique était espéré pour 2018, mais la tentative de coup d´État et les actions déstabilisatrices et violentes ont provoqué des pertes supérieures au milliard de dollars au pays.

À plus d´une occasion, le Nica Act a été dénoncé par le président Daniel Ortega, par d´autres figures de son Gouvernement, et par la majorité des secteurs de la société nicaraguayenne, qui voient en cette loi un acte d´ingérence dans les affaires internes nationales et une manière de nuire à une économie qui, contre tout pronostique, se récupère.

L´objectif : en finir avec le bon épanouissement économique atteint par le pays lors de la gestion sandiniste et les réussites en matière de politiques sociales comme la santé, l´éducation, la création d´infrastructures, l´emploi, la réduction de la pauvreté, la sécurité citoyenne, le logement, etc.

Le Nica Act est uniquement un engrenage de plus d´une machine bien plus importante, qui inclut maintenant dans son plan d´action l´Organisation des États Américains (OEA), laquelle cherche à appliquer, sans réelles raisons, l´article 20 de la Charte Démocratique Interaméricaine à cette nation.

Pendant ce temps, le Nicaragua travaille à consolider la paix et la réconciliation entre ses concitoyens, tout en continuant d´impulser ses ambitieuses politiques de développement économique et social.

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