Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le chancelier vénézuélien exhorte l´Europe à abandonner sa posture d´ingérence

Caracas, 11 février (Prensa Latina) « Les gouvernements européens devraient se démarquer de la position de l´Exécutif des États-Unis qui implique aujourd´hui l´application de mesures unilatérales et coercitives contre le Venezuela », a estimé le chancelier du pays sud-américain, Jorge Arreaza.


« L´Union Européenne (UE) appelle de nouveau à ne pas respecter la Constitution du Venezuela, comme elle l´a fait pour les élections présidentielles de mai 2018, lorsqu´a été élu le président Nicolas Maduro », a souligné le diplomate.

Dans un entretien au journal espagnol El Pais, le ministre des Relations Extérieures a rejeté la pression internationale exercée sur la nation bolivarienne, laquelle rend difficile de considérer une impartialité de l´UE en tant que médiateur, ce après que certains de ses membres aient assumé une posture à l´encontre de l´Exécutif légitime de son pays.

« Ils nous jugent, nous condamnent, nous impose une sentence sans même nous avoir écoutés. La Constitution est le plus élémentaire, on ne peut pas appeler à la violer. C´est ce qu´a fait l´UE lors des élections de mai dernier pour qu´elles ne soient pas respectées », a-t-il expliqué.

Arreaza a d´autre part qualifié la prétendue aide humanitaire sollicitée par l´opposition nationale à Washington, et soutenue par la communauté politique du vieux continent, d´excuse pour entrer sur le territoire vénézuélien.

Il a ce sens rappelé que le président Nicolas Maduro a suggéré aux ambassadeurs européens de débloquer les plus d´un milliard 600 millions de dollars retenus par l´entreprise financière Euroclear, en Belgique, s´ils désirent collaborer avec la nation sud-américaine.

« Ou alors qu´ils nous accordent des crédits, nous allons les leur payer avec intérêts, pour compenser l´embargo des États-Unis. C´est cela que l´on pourrait attendre de l´Union Européenne », a-t-il ajouté.

Le diplomate a également rappelé que les coûts de ce blocus, uniquement pour 2018, dépassent les 30 milliards de dollars, raison pour laquelle il y a évidemment des restrictions.

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