Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba confirme ne pas reconnaitre l´OEA comme autorité morale et légale

La Havane, 13 février (Prensa Latina) Cuba a confirmé qu´elle ne reconnaitra pas l´Organisation des États Américains (OEA) comme autorité morale ou légale, en réponse à un événement effectué au siège de l´entité internationale au sujet du projet de réforme constitutionnel cubain.


Dans une déclaration, lue à La Havane par Eugenio Martinez, directeur général de l´Amérique Latine et des Caraïbes de la Chancellerie, l´île a souligné ne pas non plus reconnaitre les fonctionnaires et organes subsidiaires qui tentent de singulariser Cuba.

Face à la presse nationale et étrangère, le diplomate, au nom du Ministère des Relations Extérieures, a dénoncé le fait que le secrétaire général de l´OEA, Luis Almagro, a organisé un nouveau spectacle contre la nation caribéenne, qu´il a dénommé "Conférence", concernant la constitution cubaine, suivant ainsi le scénario que dicte le gouvernement des États-Unis.

Dans le document, il est indiqué à Almagro que ni lui, ni cette organisation, n´ont le droit de débattre au sujet de la constitution d´un État qui ne fait pas partie de cette entité, ni ne se propose à l´être, ce qui implique que le pays n´est pas sujet à son système de traités avec lesquels il n´a aucune obligation.

Cette attitude du secrétaire général de l´entité internationale ne respecte pas la propre Charte de l´OEA, qui signale que ses fonctionnaires n´ont ni l´autonomie ni la capacité d´orchestrer ce type d´actions, et en prenant compte du fait que les États membres ne lui ont pas octroyé un mandat spécial à ce sujet.

La déclaration cubaine signale que la constitution de l´île émane de l´autorité souveraine de son peuple, lequel a démocratiquement débattu le projet sur lequel il votera le 24 février prochain.

Il est ainsi précisé que la loi des lois est discutée et approuvée par les cubains, puis que cela sera confirmé le jour du référendum par son adoption.

"Ce qui attire l´attention c´est que le secrétaire général, avec son obsession anti-cubaine particulière, réitère de vulgaires calomnies et mensonges au sujet de notre pays, et ignore dans le même temps des thèmes d´une urgence réelle dans Notre Amérique, pour lesquels il ne dédie pas la même énergie, ni le temps, ni les moyens de l´organisation de laquelle il est fonctionnaire", ajoute le document.

Il y est également rappelé que l´OEA, au service de Washington, a soutenu les tentatives destinées à isoler Cuba; les interventions militaires en Amérique Latine; les dictatures militaires créées, financées et protégées par le gouvernement étasunien durant des années; et n´a pas condamné "les tortures les plus abominables dans notre région, piétinant les droits de l´Homme de Notre Amérique".

Le texte conclut en signifiant que Almagro se trompe en répétant le scénario tant de fois répété contre Cuba.

peo/acl/lrd