Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les États-Unis veulent interrompre les liens économiques entre l´Irak et l´Iran

Washington, 13 février (Prensa Latina) Dans le cadre de son offensive contre l´Iran, les États-Unis font pression sur l´Irak pour que ce pays arrête d´acheter de l´électricité à son voisin, un sujet qui a accru la tension entre Washington et Bagdad, a révélé hier The New York Times.


Selon le quotidien, les dirigeants irakiens rejettent la demande, entre autres raisons car elle pourrait augmenter le déficit d´énergie dans le pays et déboucher sur une nouvelle vague de protestations, comme celles de l´année dernière.

L´administration de Donald Trump tente de mettre fin aux achats irakiens de gaz naturel et d´électricité iranien, même si la nation arabe dépend de ceux-ci pour une bonne partie de ses besoins.

L´infrastructure énergétique irakienne fait face à de nombreuses difficultés, comme le manque d´investissements et les attaques contre ses installations depuis l´agression du Pentagone en 2003.

Cette situation provoque de nombreuses coupures d´électricité dans les villes, malgré les importants gisements de pétrole que possède la nation. Le déficit d´énergie est plus criant lors des étés, alors que les températures dépassent les 40 degrés.

Le journal souligne que le "gouvernement de Trump a dit aux dirigeants irakiens qu´ils avaient jusqu´à fin mars pour en finir avec les achats d´électricité (iranienne)".

Il y est également ajouté  que ces derniers affirment qu´ils n´ont pas de fournisseur remplaçant, et qu´ils auraient besoin d´au moins trois ans pour construire l´infrastructure nécessaire pour substituer ces importations.

La publication étasunienne affirme que la campagne de Washington "fait partie de la stratégie qui consiste à utiliser les sanctions pour débiliter l´économie de l´Iran et ainsi provoquer un changement politique" sur place.

Cependant, plusieurs gouvernements ont déjà ignoré les menaces de la Maison Blanche, comme la Chine et l´Inde, alors que plusieurs pays européens mettent en place un mécanisme financier légal pour pouvoir continuer de commercer avec l´Iran, rappelle The New-York Times.

Les relations entre Washington et Bagdad ont souffert d´un nouveau contretemps il y a quelques jours, lorsque Trump a expliqué dans une interview accordée à la chaîne CBS qu´il utilisera les troupes du Pentagone déployées en Irak pour surveiller son voisin.

La classe politique et des dirigeants religieux irakiens ont condamné les commentaires du mandataire nord-américain.

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